Résumés des Communications:Colloque International sur la Poésie Féminine de Tlemcen.

Résumés des Communications présentées lors du Colloque International sur La Poésie Féminine de Tlemcen les 7, 8 et 9 mars 2011 au Parc National Lalla Setti Tlemcen.
Université. CNRPAH ALGER.
Dr Ali-Benali Zineb Université Paris VIII
« Chants féminins du pays chaouia :passage des langues et des mondes »
Les chants dont je parlerai, même s’ils l’évoquent, ne sont ceux de l’Aurès des hauteurs. Ils sont bilingues (amazigh et arabe) et sont de plus en plus monolingues. Ils ont pris les couleurs de leurs temps, des amours secrètes bien sûr, de la vie et de la condition
des femmes (la belle-mère), de la guerre, etc. Ils semblent avoir tenu, en changeant. Mais aujourd’hui les nouveaux supports les font reculer. On ne chante plus dans les fêtes, et si l’on danse toujours, on écoute.
Que peut-on faire ? Quelles démarches pour garder trace de ce qui fut (est encore ?) chant chaouia ?
Un essai de bibliographie suivra la communication.
Dr Belkaid Amaria Département des langues Université de Tlemcen.
« Le rite dans la poésie féminine orale »
L’étendue de la place occupée par le rite dans le discours versifié
au sein de la poésie féminine orale exige un intérêt particulier à son statut. En tant qu’expression, cette poésie traduit la cohésion du groupe social et reflète sa vie quotidienne;elle est non seulement un moyen de communication mais aussi une base de régulation
sociale, économique, religieuse et culturelle.
Poussées par cette ardeur qu’un grand nombre de chercheurs n’a pas encore connue.
Nous allons essayer d’approcher quelques formes d’expressions du rite que cette poésie véhicule, La poésie féminine se cristallise autour des temps forts de la vie: Naissance, circoncision, mariage, pèlerinage etc.…Nous essaierons de voir d’abord quelques aspects de cette
poésie qui prend comme point de départ la croissance de l’enfant pour arriver aux évènements marquant sa vie. En suite, nous verrons quelques poèmes relevant du quotidien.
Dr Benmansour Sabiha université Abou Bekr Belkaid Tlemcen.
Le chant de Menoune dans La Grande Maison de Mo-
hammed Dib : L’allégorie comme langage indirect et la force poéti-
que de la parole féminine.
Lors de la fameuse scène de perquisition de police à Dar Sbitar, du fond de la maison, s’élève le chant de la jeune malade délirante Menoune, l’épouse répudiée, la mère privée de ses enfants. Le chant déstabilise les forces de police, les tétanise presque. Renouant avec la pratique de l’allégorie comme langage indirect, la parole qui est la sienne,
en même temps qu’elle use de tous les mots d’une hospitalité séculaire, exhale une douleur profonde, et le tragique d’une existence…