TLEMCEN: Journées de formation pour les Chefs de groupes des Scouts Musulmans Algériens( SMA)

Scouts musulmans algériens

Tlemcen: journées de formations pour les chefs de groupes des scouts.

Deux journées de formation pour les chefs de groupes des scouts musulmans de la wilaya de Tlemcen se sont tenues ce vendredi et samedi, les 29 et 30 octobre 2010, à l’auberge de jeunes Ali Bekkar de Kébassa, Tlemcen.

En éffet, cette formation a pour buts le développement des capacités administratives, la dynamique, l’organisation administrative et financières, le matériel et organiques, les droits et obligations, le rôle des chefs de groupes et la probité ( le temps) dira Chiha Fouad le commissaire de wilaya des scouts.

Aussi, de les sensibiliser sur la nouvelle stratégie et le programme tracé pour cette année et qui comporte différentes activités d’intérêt général, de leur participation à Tlemcen, capitale de la culture Islamique en 2011, la convention de partenariat dans le cadre du développement rural, le projet de forêts modèle etc. soulignera en plus.
A ces journées,ils étaient présents les résponsables du commissariat Scouts, du représentant de la direction de la jeunesse et des Sports
( DJS), des associations culturelles, les doyens scouts.
gadiri mohammed 30 octobre 2010

TLEMCEN: Création de la Première Forêts Modèle en Algérie (RIFM)

Reseau international de forêts modèle.
Tlemcen: projet de création d’une forêt modèle.
Une cellule de réflexion pour la préparation du projet de création d’une forêt modèle dans la wilaya de Tlemcen a été constituée à l’issue de la tenue de la session plénière de la restitution des travaux du pré atelier, en présence d’experts et membres d’une délégation étrangère du Secretariat du réseau international des forêts modèles -SRIFM- (du Canada, d’Espagne, France etc), du représentant du ministère de l’agriculture et du développement rural, des cadres techniques de la conservation des forêts et du parc national, des associations, universitaires, entreprises et bureau d’études, qui s’est tenue cette fin de semaine à la maison du parc Lalla Setti.
Aprés cette réflexion, une autre réunion est prévue au cours du mois de décembre prochain pour la finalisation de la stratégie à appliquer.

TLEMCEN: 2600 Postes de Travail de Contrat de Formation et d’Insertion (CFI) pour la Conservation des Forêts

Contrat de formation et insertion.

Tlemcen: 2600 postes de travails pour le secteur des forêts.

Plus de 2600 postes de travail ont été mis à la disposition de la conservation des forêts pour le recrutement des jeunes âgés de moins de 35 ans entrant dans le cadre du programme de contrat de formation et d’insertion ( CFI) a t’on appris auprés de Omar Khelouati le chef de l’agence nationale de l’emploi de Tlemcen.

Ce recrutement ouvert, concerne toutes les communes de la wilaya disposant des massifs forestiers, pour les travaux d’intérêt général: le désherbage, travaux divers etc.(100 pour Ain Ghoraba, 100 pour Béni Snous, 100 pour les Azails, 100 pour Béni Bahdel,200 pour Tlemcen, etc)

Le contrat de chaque ouvrier recruté est de six mois renouvelables a t’il ajouté.

Ces postes ont été ouvert selon les besoins formulés par le secteur des forêts, aprés formulation des fiches techniques.

Par ailleurs, d’autres services ont bénéficié de ces postes de travail de contrat de formation et d’insertion : la direction de l’environnement, la culture, l’habitat, le toursime etc.

gadiri mohammed.

TLEMCEN: l’Oued Khémlis (Béni Snous) pollué par le déversement des Eaux Usées.

Béni Snous : l’Oued Khémis polluée par le déversement des eaux usées.

L’oued Khémis, situé dans la région de Béni Snous est le second affluent hydrique qui débouche directement sur le Barrage de Béni Bahdel aprés l’Oued Tafna Supérieur. Cette rivière constitué la colonne vertébrale de cette daîra et qui se trouve pollué actuellement selon une pétition de la population transmise aux autorités locales pour la construction de stations de décantation ou de recyclage.

Cette souillure d’eau provient non seulement du déversement éjecté par les différents canaux des eaux usées effluant des habitations environnantes, mais aussi des rejets abusifs réguliers et incessants des ordures ménagères concernant une certaine catégorie de gens, habitant en surplomb de l’Oued.

c’est depuis plus de deux décennies, date de l’implantation des égoûts que la situation de la rivière n’a pas cessé d’empirer l’environnement arboricole ainsi que la culture maraichère intensive de la région des Béni Snous selon cette même source.

En plus, le constat est que la situation se dramatise et se complique avec le manque d’eau qu’engrange habituellement la Grotte Noire (l’origine de la source de l’oued Khémis).

Il est ajouté que depuis les temps des requêtes ont été écrites pour dénoncer ce phénomène écologique grave, qui est le destructeur du paysage naturel existant.

Cependant, il est demandé la prise en charge de ce problème.

L’oued Khémis était un lieu de détente et de loisirs pour les habitants de cette région avant de devenir aujourd’hui un lieu avec un environnement malsain.
gadiri mohammed

TLEMCEN: Mouvement de Chefs de Dairas et nouvelles promotions.

TLEMCEN : mouvement de chefs de daira et nouvelles nominations.
Le chef de la daïra de Maghnia Bekkouche Ben Ammar a été muté à Adrar et remplacé par celui de Larbaa (wilaya de Blida).
Le chef de la daïra de Beni Snous Sadek Benali a été muté à Tissemsilt et remplacé par celui de la daïra de Batna.
le chef de daïra de Hennaya Zebar Hocine a été muté à Bordj Bou-Arréridj et remplacé par le chef de daïra de Mazouna (Mostaganem).
Le chef de daïra de Nedroma Abdessami Saïdoune a été muté à Mazouna et remplacé par le chef de la daira de Bouinan (Blida).
Le chef de daïra de Sidi Djillali Saadi Abdelkader a été muté à Aïn Defla et remplacé par un chef de bureau du ministère de l’Intérieur.
Le chef de daïra de Bensekrane Ammar Mohammed a été désigné à la tête de daïra de Djelida (Aïn Defla) et remplacé par le chef de la daïra de Mesra (Mostaganem).
Le chef de la daira de Sebra Haddada Mourad a été muté à Jijel et remplacé par le chef de la daïra de Beni Houa (Chlef).
Le chef de daïra de Beni Boussaïd Azaiz Mohamed a été muté à Chlef et remplacé par le chef de la daïra de Mendès (Relizane).
Le chef de daïra de Chetouane Chergui Djamel a été muté à El-Bayadh et remplacé par le chef de la daïra de Aïn Kihal (Aïn Témouchent).
Le mouvement concerne aussi la promotion aux postes de chefs de daïra du Président de l’Assemblée Populaire Communale (APC) de Aricha (daïra de Sebdou), M. Amri Abdelkader, et le secrétaire de la daïra de Ouled Mimoun, M. Saïdani Norredine,ont été désignés respectivement à la tête des daïras de Mendès (Relizane) et Aouf (Mascara).
Aussi,le chef de cabinet du Wali, M. Ouffroukh Mohamed El-Hocine, a été nommé chef de daïra de Aïn El-Turck wilaya de Oran.
De même que le Secrétaire Général de la Wilaya de Tlemcen M. Boukora Boucif, le directeur de l’administration locale, M. Toualbia M’hamed, ainsi que le directeur de la réglementation et des affaires générales, M. Azouaoui Abderrahmane, ont été respectivement mutés à Mostaganem, Laghouat et Jijel.
Sources: journaux.
gadiri mohammed 10 octobre 2010.

TLEMCEN: la remise des prix aux Lauréats du Concours de Dessin organisé par l’association "El Habbakia"

concours de dessin pour les scolarisés .
Tlemcen : remise des prix aux lauréats de dessin.
En marge des travaux du séminaire international sur la gestion et valorisation des déchets solides urbains dans le cadre du développement durable ( Gedec 2000) tenu à l’auditorium de la faculté de médecine, des prix ont été remis aux lauréats qui ont participé au concours de dessin organisé par l’association des enseignants de l’université de Tlemcen « El Habbakia » selon un organisateur.
A cet éffet, le jury qui a été constitué pour la circonstance a élaboré des critères et les meilleurs ont été retenus parmi les élèves des établissements scolaires qui ont participé à ce concours.
Les lauréats sont les suivants: 1er prix: Meliani Mohammed Nassym Cem Yaghmoracen micro ordinateur plus imprimante multi fonctions, 2ème prix : Abdellaoui Abdellah Cem Yaghmoracen Ibn Ziane Tlemcen micro ordinateur, 3ème prix: Allal Ibrahim Fadl Ellah Cem Yaghmoracen micro ordinateur, 4ème prix Benchikh Abdelmoumen Cem Yaghmoracen lecteur Dvd plus boite peinture et un dictionnaire, 5ème prix: Ghalem Widade Cem Houari Boumédiène Sidi Abdelli appareil photo numérique, 6ème prix: Azzouze Hafsa Cem El Habbak Abou Tachfine appareil photo.
Ces prix ont été sponsorisés par les bureaux d’études et entreprises de la wilaya de Tlemcen selon ce même organisateur du séminaire international.
mohammed gadiri. 10.10.2010

TLEMCEN: une Expositions d’Arts Plastiques de Aîssaoui Milouda

Arts Plastiques.

Tlemcen: éxpositions d’arts plastiques de Aîssaoui Milouda.

Une exposition d’arts plastiques et de travaux manuels de Melle Aîssaoui Milouda natif de la région de Ouled Mimoun a été ouverte ce mardi à la galerie de la maison de la culture « Abdelkader Alloula  » de Tlemcen, en présence de Arris Tahar directeur de la maison de la culture, Benhammou chef de service des activités culturelles,des artistes et cadres de la culture de la wilaya.
Cette exposition durera du 5 au 14 octobre 2010.
En éffet, cette autodidacte a présentée plusieurs tableaux relatant différents sujets sur la paix, le paysage, la femme, la beauté,le cubisme, sur l’orientalisme; en fait des travaux d’arts nâifs d’une qualité éxemplaire et avec dextérité.
Elle a présentée aussi des travaux manuels réalisés avec des produits divers tel qu’avec le bois, le plastique etc.
Elle écrit aussi des poêmes, des contes, des pièces théâtrales etc dit elle.
Elle a soulignée que le succès de ces travaux est dû en grande partie grâce à l’aide de ses parents qui l’ont soutenu toujours dans ces oeuvres diversifées.
mohamed gadiri. 05/10/2010

TLEMCEN : 2177 hectares de Forêts seront traités contre la Chenille Processionnaire du Pin.

Tlemcen : lutte contre la chenille processionnaire du pin.

2177 hectares de forêts seront traités contre la chenille processionnaire du pin dans les différents massifs forestiers situés dans la wilaya de Tlemcen (Tameksalet, Slissen, Sidi Aissa, la bande verte, Kerbaiya, Merbeuh, Touent, Apt Rkoum etc) a t’on appris auprès du service de la protection de la faune et flore de la conservation de Tlemcen.

En effet, les travaux consistent à l’enlèvement, de façon mécanique, de l’ensemble des nids tissés par les chenilles sur l’ensemble des arbres par l’enlèvement des nids (bourses) sur toute la superficie concernée par l’opération de l’échenillage; tous les nids se trouvant sur l’arbre doivent être coupées à l’aide de sécateurs en sectionnant des rameaux qui les supportent.

Pour les nids localisés au niveau des flèches terminales, les travaux doivent être effectués manuellement, sans abîmer les bourgeons terminaux de l’arbre, pour éviter tout ralentissement ou compromission de la croissance selon le cahier des prescriptions techniques.

La deuxième étape consiste au ramassage et évacuation des bourses. Les bourses, dites d’hiver, enlevées doivent être ramassées dans des sacs en plastique et évacuées hors de la forêt à une distance de 500 mètres environ, dans un endroit désigné par l’administration forestière. Ils seront versés dans des fûts ou des bacs métalliques assez volumineux pour leur incinération, qui consiste à brûler toutes les chenilles afin d’éviter leur procession et enfouissement, en utilisant un produit inflammable.

Pour l’exécution des travaux les ouvriers devront être dotés de tenues de protection appropriées pour éviter les urtications et autres complications sanitaires et dotés d’outillage. En tout état de cause, l’entreprise co-contractante est seule responsable des effets sanitaires indésirables survenus, occasionnées à son personnel, à la suite de l’exécution des travaux.

Les moyens matériels doivent être fournis en nombre suffisant, par l’entreprise, pour éviter tout retard dans la réalisation des travaux : tenues de travail, sécateurs, gants, lunettes et casques de protection, échelle ou escarbots pour traiter les arbres dépassant les 3 à 4 mètres , pelles et pioches, fourches, bacs ou fûts métalliques, gasoil.

Ces travaux ont pour objectifs : la diminution des degrés d’infestation, de protéger le reboisement des parasites qui stoppe le bon développement de l’arbre, la création d’emploi.

Cet insecte ravageur est très connu et il a ses caractéristiques. Il n’a qu’une génération par an. Les oeufs groupés sont déposés vers le milieu de l’été sous forme de manchons qui entourent deux ou plusieurs aiguilles de pin : leur éclosion se produit 30 à 50 jours plus tard. Les chenilles, groupées en colonies, s’alimentent et poursuivent leur développement pendant l’automne et l’hiver. Au cours de l’automne, elles tissent en commun un nid soyeux blanc. A la fin de l’hiver ou au début du printemps, au terme de leur développement, elles quittent les nids en procession et descendent s’enfouir dans le sol à une profondeur de 5 à 20 cm . Chaque chenille tisse alors un cocon dans lequel elle se transforme en chrysalide. Les papillons émergent au crépuscule pendant les mois de juillet et août : leur activité est nocturne et leur vie très brève.

Par ailleurs, 2245 hectares seront traités par voie de pulvérisation terrestre à Sidi Djilali, El Gor, El Aricha, Béni Ouarsous, Sebaa Chioukh, Remchi.

Gadiri mohammed

GHAZAOUET: LA BATAILLE DE SIDI BRAHIM – SOUAHLIA- REMEMOREE

Ghazaouet: la bataille de Sidi Brahim remémorée.
En marge des travaux du colloque sur la vie spirituelle de l’Emir Abdelkader qui s’est tenue cette fin de semaine durant deux jours à Ghazaouet, les participants à cette manifestation culturelle nationale ont été conviés ce vendredi à une viste des sites historiques témoignant le passage de l’Emir dans cette région notamment la place, le Mont Kerkour et le Palmier. Et aussi à la cité historique de Sidi Brahim ou a été remémoré la Bataille dite « Bataille de Sidi Brahim ».
« La bataille de Sidi Brahim qui a eu lieu du 23 au 26 septembre de l’année 1845 par l’Armée de l’Emir Abdelkader contre l’occupant français représente un chapitre trés important de l’histoire de l’Algérie. Parler de cette bataille pour la génération en organisant des tables rondes, journées d’études c’est d’évoquer un devoir de mémoire » soulignera un résponsable de la fondation Emir Abdelkader organisatrice de ce colloque.
Une bataille dans laquelle le lieutenant-colonel Lucien de Montagnac fut abattu.
En visitant Sidi Brahim, c’est pour ne pas oublier, c’est de se rappeler de cete Bataille qui restera historique dans les annales de l’Histoire.
Les habitants de Sidi Brahim ont acceuilli chaleureusement les participants au colloque et se sont remémorés ensemble cette journée inoubliable, par des tables rondes improvisés, des discussions. c’était magnifique, une rencontre festive, ou aprés la prière du Vendredi tous les présents ont été conviés à un repas du Couscous (Taâ ) et dattes en présence des autorités locales de Souahlia et Ghazaouet.
De notre côté, on félicite les organisateurs et les habitants de cette invitation à Sidi Brahim, commune de Souhlia.
Rappelons, que plusieurs communications ont été présentées durant le colloque sur des thèmes variés liés aux dimensions spirituelles du parcours et de l’oeuvre de l’Emir Abdelkader.
Aussi, des recommandations furent élaborées par ce colloque, selon Mme Nouria Rostane, présidente de la section locale de la Fondation Emir Abdelkader.
mohammed gadiri 01 octobre 2010
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Lire aussi un Article Source http://www.armees.com/le-récit-du-combat-de Sidi-Brahim.html/

Le Récit du Combat de Sidi Brahim.
Djemmaa Ghazaouet, 26 Septembre 1845, fin de journée…
… Seize hommes épuisés, harassés, blessés sont recueillis par la garnison venue à leur rencontre : le Caporal LAVAYSSIERE, 14 chasseurs et le Hussard NATALY. Tous bouleversés, les écoutent…
Ils racontent leur marche terrible de trois lieues sous le soleil de plomb, constamment harcelés par les Arabes contre lesquels ils luttent à la baïonnette car il y a longtemps qu’ils n’ont plus de munitions. Ils étaient près de 80, formés en carré, les blessés au centre dont l’épuisement obligeait à de fréquents arrêts. Ils allaient dans la chaleur torride, par à-coups, farouchement groupés, progressant lentement, environnés d’ennemis, vers Djemmaa Ghazaouet qu’il leur fallait atteindre à tout prix.
Leur fatigue était immense, mais surtout la soif les torturait lorsqu’ils parvinrent dans le lit de l’oued Mersa, à 2000 mètres de leur objectif. Enfin, de l’eau ! Ils se jetèrent sur elle…
C’était l’endroit et le moment où les attendrait la tribu des Ouled Ziri. Ce fut un carnage. Le Capitaine de GEREAUX et le Lieutenant de CHAPPEDELEINE, déjà blessés, ont été achevés les premiers…
De cet affreux massacre, voici les 16 survivants…
Tout avait commencé le 21 Septembre…
Depuis le début du mois, l’Emir Abd EL-KADER, du MAROC où il s’était réfugié, avait entrepris de soulever les tribus Algériennes dont beaucoup, sur la frontière, s’étaient déjà reliées à nous.
Ce jour-là, le caïd TRARI, sous prétexte de nous appeler au secours, nous entraîna en réalité dans un traquenard.
Le Colonel de MONTAGNAC, commandant des troupes basées à Djemmaa Ghazaouet, n’écoutant que son envie d’en découdre, se mit à la tête d’une petite (hélas, trop petite !) colonne : 60 cavaliers du 2ème Hussard (Chef d’Escadron COURBY de COGNORD) et 350 chasseurs du 8ème Chasseurs d’Orléans (Chef de Bataillon FROMENT-COSTE) ; le tout avec 6 jours de vivres.
L’on partit le jour même à 22 heures et l’on bivouaqua à 15 kilomètres environ à l’ouest de Djemmaa Ghazaouet.
Le 22 au matin, TRARI orienta MONTAGNAC vers le Sud-Est et l’on campa après 8 kilomètres, vers 13 heures, le long de la piste, en plain bled. A ce moment, quelques cavaliers arabes sont visibles sur les crêtes qui barrent l’horizon à l’ouest. On échange à distance les premiers coups de feu.
Le 23 à l’aube, MONTAGNAC, plein d’allant, décide de se porter vers le petit parti de cavaliers ennemis aperçu la veille.
Il laisse à la garde du bivouac, le Commandant FROMENT-COSTE, le Capitaine de GEREAUX et des élèments de sa compagnie (la 8ème) de Carabiniers, le Capitaine BURGARD et sa 2ème compagnie.
Puis, de sa personne, il se porte vers l’ouest avec l’escadron de Hussards, les 3ème, 6ème, 7ème compagnies et 3ème escouades de la 8ème compagnie du 8ème Bataillon de Chasseurs.
Ils font environ 4000 mètres vers l’ouest… … et c’est le drame.
Surgissant brusquement des crêtes environnantes, 5000 à 6000 cavaliers arabes, menés par Abd EL-KADER en personne, fondent sur la petite colonne.
Les Hussards chargent. COURBY de COGNARD est blessé. Nos cavaliers sont submergés et, malgré une défense désespérée, sont bientôt anéantis (Un escadron du 2ème Régiment de Hussards, garde fidèlement la tradition et le souvenir de ces combattants tombés dans la lutte, non loin du marabout de Sidi-Brahim, aux côtés de leurs camarades du 8ème Chasseurs d’Orléans). Les trois compagnies de Chasseurs forment le carré et font face. Au milieu d’elles, MONTAGNAC est tué. On charge par compagnie pour se dégager. La lutte va durer trois heures.
Puis disloquées, dispersées, écrasées, les unités du 8ème d’Orléans succombent sur le nombre et sont massacrées.
Averti au bivouac par le Maréchal des Logis BARBUT, du 2ème Hussards, le Commandant FROMENT-COSTE, auquel MONTAGNAC demande des renforts, se précipite avec la 2ème compagnie vers le combat qui se déroule à 4 kilomètres de lui.
Il ne fait pas 2000 mètres.
Les Arabes, qui ont vu son mouvement sur ce terrain dégagé et nu, l’interceptent, l’entourent, l’assaillent de toute part…
FROMENT-COSTE est tué, le Capitaine DUTERTRE, adjudant-major, est fait prisonnier… La lutte est acharnée mais brève.
Bientôt, il ne reste plus qu’une douzaine de chasseurs que l’Adjudant THOMAS, au moment de tomber aux mains de l’ennemi, exhorte à se battre jusqu’au bout sur les corps de leurs Officiers.
Le Capitaine de GEREAUX, qui a la responsabilité du bivouac, après un vain essai de se porter au secours de ses compagnons de la 2ème compagnie, assiste impuissant à la lute désespérée de cette unité qui se déroule à 2 kilomètres de lui.
Fort de l’expérience des deux tragiques engagements de la matinée, il réaliste qu’au moment où son tour sera venu de supporter tout le poids de l’attaque adverse, il ne pourra rien faire dans ce terrain dégagé, plat et sans obstacle, totalement inadapté à toute défensive.
A 1000 mètres de là, vers l’est, se dresse dans la pleine le petit édifice de la Kouba du Marabout de Sidi-Brahim, flanquée de quelques figuiers et entourée d’un mur de pierres sèches. C’est là que GEREAUX décide de se porter et de s’installer pour se battre en attendant du secours.
Il rameute alors ce qui reste de sa compagnie et les 3 escouades de la 3ème compagnie, avec le Caporal LAVAYSSIERE, qui sont à la garde du troupeau et des bagages et fournissent les grands gardes : soit environ 80 fusils.
La matinée s’achève, le mouvement est rapidement exécuté dans la chaleur accablante de ce début d’après-midi.
Il n’échappe pas à Abd EL-KADER dans cette grande plaine rase, inondée de soleil, où tout se voit à grande distance. L’Emir pense que, parachevant sa victoire, il va facilement écraser ces quelques restes de la colonne française.
Pour lui, ce sera l’affaire de quelques instants… … il va se heurter, pendant trois jours et trois nuits à la résistance des 80 chasseurs du Marabout de Sidi-Brahim.
Dans l’après-midi du 23 Septembre, les Arabes sont en masse autour de la Kouba… et c’est le siège.
Les assauts des troupes de l’Emir se succèdent. Les harcèlements sont permanents. Les vivres et les munitions s’épuisent. Sous le soleil torride, l’eau manque rapidement.
Mais les Chasseurs ne cèdent pas.
Dès le début, le Capitaine de GEREAUX a fait confectionner un drapeau tricolore de fortune pour attirer l’attention de la colonne de Barral qui, avec le 10ème Bataillon de Chasseurs d’Orléans, opère non loin à partir de Lalla-Marnia. Non sans attirer le feu de l’ennemi, LAVAYSSIERE, aidé du Chasseur STRAPPONI, hisse le drapeau au sommet d’un figuier qui se dresse près du Marabout… et là, dans la lunette qu’il a emprunté au Capitaine de GEREAUX, il voit la colonne Barral, attaquée à son tour, s’éloigner dans la plaine. (On saura plus tard que le Commandant d’EXEA, du 10ème, était d’avis d’aller de l’avant).
Les Arabes vont tout faire céder la résistance inattendue que leur opposent les Chasseurs de Sidi-Brahim.
Par trois fois ils les somment de se rendre. A la première sommation, GEREAUX répond que ses chasseurs et lui préfèrent mourir. A la seconde, assortie de menaces contre les prisonniers, il répond encore que ses chasseurs et lui sont à la garde de Dieu et attendent l’ennemi de pied ferme. A la troisième, GEREAUX blessé, épuisé, ne peut répondre lui-même. LAVAYSSIERE s’en charge et ayant emprunté le crayon de capitaine, écrit : « M… pour Abd EL-KADER ! Les Chasseurs d’Orléans se font tuer mais ne se rendent jamais ! »
Après les sommations viennent les menaces et bientôt les sévices. C’est d’abord le Capitaine DUTERTRE, fait prisonnier le 23, qui, amené devant la murette, crie à ses camarades : « Chasseurs, si vous ne vous rendez pas, on va me couper la tête. Moi, je vous dis, faites-vous tuer jusqu’au dernier plutôt que de vous rendre. » Quelques instants plus tard, suprême intimidation, sa tête tranchée est promenée par les arabes autour de Kouba, bien en vue de ses défenseurs.
Ce sont alors les prisonniers des combats précédents qui sont traînés de même, les mains liées, pour ébranler la détermination des hommes de GEREAUX. « Couchez-vous !, hurle LAVAYSSIERE. Et il faut aussitôt déclencher une fusillade sur l’escorte d’Abd EL-KADER qui se trouvait à proximité et est lui-même blessé à l’oreille.
Enfin c’est le Clairon ROLLAND, lui-même aux mains de l’ennemi, qui reçoit l’ordre, sous menace de mort, de sonner « la retraite ».
Il s’avance et vient, à pleins poumons sonner « la charge ».
Les jours passent, la résistance ne faiblit pas.
Mais les secours n’arrivent pas, GEREAUX, de plus en plus affaibli mais qui a gardé la tête froide et le commandement, se rend compte que la situation où il est ne peut plus durer. Il décide alors qu’il faut percer et essayer de regagner Djemmaa Ghazaouet, à près de 15 kilomètres.
Le Caporal LAVAYSSIERE qui, depuis le début, s’est révélé un homme d’action exceptionnel, prendra le commandement du détachement. Les Officiers, GEREAUX, CHAPPEDELEINE, ROZAGUTTI, tous blessés, ne sont plus en état d’assurer cette mission.
Le 26 Septembre, à l’aube, on escalade la face nord de la Kouba, on bouscule les petits postes arabes complètement surpris et, formé en carré, les blessés au centre, on se met en marche dans la plaine sous le soleil qui monte. L’épreuve va durer toute la journée… On connaît la suite et l’issue douloureuse de cette marche héroïque et épuisante qui va connaître un dénouement tragique dans le lit de l’oued Mersa, à 2 kilomètres de Djemmaa Ghazaouet.
Dans la journée du 26 et les jours qui suivent, quelques rescapés de la colonne MONTAGNAC parviendront à rejoindre Djemmaa Ghazaouet. Plusieurs succomberont à leur épuisement et à leurs blessures.
Dès le début, le nom de Sidi-Brahim connut un retentissement extraordinaire.
Ce qui frappa, ce fut la volonté collective, la cohésion de cette troupe, l’accord intime et la communauté de réaction des cadres et des chasseurs dans leur farouche résistance à la faim, à la soif, à la chaleur, aux menaces, témoignant d’un état d’esprit bientôt connu comme ’l’Esprit Chasseur ».
Ce fut aussi l’extraordinaire autorité d’un simple Caporal, bel exemple pour ses successeurs, dénotant la qualité d’une instruction et d’une formation morale : « le style chasseur ».
Les restes des héros de Sidi-Brahim furent rassemblés à Djemmaa Ghazaouet (Nemours) dans le « Tombeau des Braves ». Ils furent ramenés en FRANCE en 1962 et déposés dans le Musée des Chasseurs au Vieux Fort de Vincennes en 1965.
Ils y reposent aujourd’hui.
Source : Les Bataillons Alpins de Chasseurs à Pied au Combat
29 juillet 2004 Source: http://www.armees.com