réutilisation des eaux usées épurées pour l’irrigation en Algérie

Tlemcen réutilisation des eaux usées épurées pour l’irrigation en Algérie.
L’Algérie est classée dans la catégorie des pays pauvres en ressources hydriques au regard du seuil de rareté fixé par la banque mondiale à 1000 m3/habitant/an et plus de 90% du territoire national à prédominance d’aridité avec des potentialités en eau global de 17,2 milliards de m3 dont 10,2 milliards m3 d’eaux superficielles et 7 milliards m3 dont 5 milliards de m3 au sud d’eau souterraines a indiqué Bougueroua Omar Directeur de l’hydraulique agricole dans sa communication ‘réutilisation des eaux usées épurées pour l’irrigation en Algérie’ lors de la journée technique tenue ce dimanche à la maison du parc de Tlemcen.
La mobilisation actuelle d’eaux souterraines exploitées au nord avec 2 milliards de m3/an (100% des potentialités), au Sahara avec 2 milliards de m3/an ( les 40% des potentialités exploitables) et pour les eaux superficielles avec une capacité totale de 6,9 milliards de m3 (69% des potentialités) avec 65 barrages en exploitation et cette capacité était de 4,1 milliards de m3 en 1999.
Pour le programme, 13 barrages en cours pour une capacité totale additionnelle de 0,9 milliards de m3. Après achèvement du programme en cours, 78 barrages pour une capacité de 7,8 milliards de m3 soit les 78% des potentialités.
Concernant le programme 2010-2014, 19 barrages sont projetés pour une capacité de 1,3 milliards de m3.Aprés achèvement ce sera 97 barrages pour 9,1 milliards de m3 ( 91% des potentialités).
Concernant la situation de l’irrigation, le directeur de l’hydraulique agricole, que les potentialités en sol avec une surface agricole utiles ( SAU) de 8.560.509 ha, avec des terres irrigables de 2,3 millions d’ha ( 1,3 millions d’ha représentant des aptitudes à l’irrigation sans travaux de mise en valeur), une superficie irriguée de 950.000 ha (94% de Pmh et 6% de Gpi) en moyenne par an ( soit 11% de la surface agricole utile et 40 % de potentiel irrigable). Cette superficie n’était que de 350.000 en 2000.
Pour le bilan d’irrigation, c’est 65% des capacités hydriques vont à l’agriculture et 35% pour l’alimentation en eau potable (AEP) et les autres secteurs,les grands périmètres d’irrigation d’une superficie équipée de 220.000 ha, un volume alloué de 440 hm3 ( grands barrages) et une superficie irriguée de 48.000 ha, et une superficie irrigué de 914.000 ha irriguées principalement des eaux souterraines. Pour les eaux souterraines (90%), 820.334 ha sont irrigués à partir de 56207 forages, 135890 puits, 5813 sources, pour les eaux superficielles (8%) 72576 ha sont irrigués à partir de 86 petits barrages totalisant une capacité de 101 hm3, 413 retenues collinaires de 50hm3, 8268 prises d’eau au fil d’eau, et autres ( 2%) soit 87119 ha irrigués à partir de 1438 points d’eau (épandages de crues, foggaras, eaux usées épurées..).
Pour la mobilisation à travers les retenues collinaires, 413 ouvrages en exploitation d’une capacité de 50 millions de m3 permettant d’irriguer une superficie de 10.000ha. 109 retenues de 19 millions de m3 permettant d’irriguer 3700 ha (les 26% du parc actuel) ont été réalisés de 1999 à 2009.
Le programme en cours avec 60 retenues permettant de mobiliser 11,53hm3 et d’irriguer 2300ha. En outre, 178 retenues permettant de mobiliser 30 hm3 et d’irriguer 6500 ha sont proposées en 2010-2014.
Impact du programme à l’horizon 2014 : 650 retenues pour un volume à mobiliser de 92 millions de m3, 19000 ha à irriguer dans 38 wilaya touchées. La gestion des ouvrages est confiée à 89 associations constituées pour gérer 183 retenues collinaires, seulement 34 ont été agrées pour gérer 68 retenues collinaires.
Les perspectives de développement de l’irrigation avec un volume réservé selon le schéma directeur des grandes infrastructures hydrauliques à l’horizon 2025 : 8,35 milliards de m3 en année pluviométrique moyenne pour l’irrigation de 1.200.000 han 5,21 milliards de m3 en année pluviométrique pour l’irrigation de 800.000 ha.
Les besoins correspondant aux différents usages, agricoles, urbains et industriels, sont actuellement supérieurs aux ressources en eau mobilisées, ce qui nécessite des arbitrages d’affectation, parfois difficiles en situation de sécheresse. Un déficit pluviométrique de plus de 30% 2008/2009, faible taux de remplissage des barrages, rabattement des nappes, demande d’eau en augmentation (croissance démographique, développement économique).
Pour les axes stratégiques, des actions sur la demande à travers des programmes d’économie d’eau, accroissement de la mobilisation des ressources en eaux conventionnelles : barrages et transferts, retenues collinaires, forages, accroissement de la mobilisation des ressources en eaux non conventionnelles par la réutilisation des eaux usées épurées et dessalement d’eau de mer ( 13 grandes unités en cours de réalisation pour une capacité de 2,5 millions de m3/jour pour les grandes villes du littoral afin de libérer les capacités de barrages pour le développement des hauts plateaux et de l’agriculture.
Pour le dessalement d’eau de mer, le conférencier dira qu’il y a 21 stations monobloc d’une production de 57500 m3/jour et les grandes stations de dessalement, trois stations en exploitation avec 390.000m3/jour, 10 stations en cours avec 1.920.000m3/jour et 2 en projets pour 200.000m3/jour. Après la réalisation de la totalité du programme, la production journalière sera de 2,567 millions de m3/jour soit 937 millions de m3/an.
Il soulignera que le volume d’eaux usées rejetées à l’échelle nationale est estimé actuellement a prés de 750 millions de m3 et dépassera 1,5 milliards de m3 à l’horizon 2020. Afin de prendre en charge l’épuration de ce potentiel d’eaux usées, le secteur des ressources en eau a engagé un programme ambitieux en matière de réalisation d’installations d’épuration. Le nombre de station d’épuration en exploitation est de 102 ( 52 STEP et 50 lagunes) pour une capacité installée actuelle de 570 hm3/an ( en 1999 : 28 step pour une capacité de traitement de 98 millions de m3/jour). Le nombre de stations en cours de réalisation est de 176 (87 Step plus 89 lacunes) pour 355hm3/an.
La capacité totale installée après l’achèvement de e programme (2012) serait de 925 millions de m3/an pour une production d’eaux usées épurées de 550 millions de m3/an, c’est-à-dire l’équivalent de 10 barrages de moyenne capacité.
Pour le programme 2010-2014, il est prévu la réalisation de 40 step, ce qui porterait la capacité d’épuration à l’horizon 2020 à 1,2 milliards de m3/an.
Les stations d’épuration sont gérées pendant deux ans par les constructeurs puis par l’office national de l’assainissement (ONA) avec un programme de formation pour garantir une continuité de service.
Les step et lagunes sont dotées de laboratoires pour assurer le suivi quotidien de la qualité des eaux à l’entrée et à la sortie des ouvrages ainsi que la qualité des boues (db05, dco, mes ). Ces laboratoires sont assistés par le laboratoire central de l’ONA qui assure en plus les analyses des métaux lourds sur les eaux et les boues des STEP.
Réutilisation des eaux usées épurées : pour une meilleure utilisation de cette ressource spécifique, soulignera Bougueroua Omar, des actions pour la définitions des opportunités de réutilisation ainsi que la réglementation de l’usage de cette ressource non conventionnelle sont réalisés à travers l’étude de réutilisation des eaux usées épurées à l’échelle nationale par le ministère des ressources en eau, achevés en décembre 2008.
Quatre missions ont été élaborés, la reconnaissance et collecte de toutes les données de base pou l’élaboration de l’étude, étude d’un schéma directeur de réutilisation des eaux usées épurées, élaboration d’une étude pilote de faisabilité pour la réutilisation des eaux usées épurées à des fins agricoles avec définition des types de cultures et à des fins industriels ou autres (recharge des nappes, besoins municipaux, arrosage…)
Les principales conclusions de cette étude : pour un renforcement des allocations d’eau pour l’agriculture d’où extension des superficies irriguées (800 millions de m3), augmentation graduelle de taux de réutilisation de 37000 ha (280 millions de m3) à court terme, 80000 ha (600 millions de m3) à moyen terme et 100.000 ha (800 millions de m3) à long terme, utilisation des boues comme fertilisants dans l’agriculture, élaboration d’un projet de norme de référence de base qui servira à encadrer les activités de réutilisation des eaux usées épurées. Il s’agit d’un projet évolutif qui pourra être affiné avec les temps, en fonction des modifications possibles aux usages, aux volumes ou aux procédés d’épuration utilisés.
Le programme en cours est de 15770 ha dont 510 ha en exploitation, 3800 ha achevés livré à l’exploitation, 9800 ha études achevés à lancer en travaux, études en cours sur 1600 ha.
Le programme 2010-2014 sur 40000 ha ;la réalisation de périmètre d’irrigation de la Mléta sur 5500 ha à partir de la Step d’Oran, réalisation de cinq aires d’irrigation (Oran, Sidi Bel Abbés, Tlemcen), études de six aires d’irrigation (Oran, Sidi Bel Abbés, Tlemcen, Constantine, Tizi Ouzou).
Le cadre d’usage des eaux usées épurées est la loi n°05-12 du 4 août 2005, relative à l’eau, a institué à travers ses articles 76 et 78, la concession d’utilisation des eaux usées épurées à des fins d’irrigation ( Journal officiel n°60 année 2005), le décret n° 07-149 du 20 mai 2007 fixe les modalités de concession d’utilisation des eaux usées épurées à des fins d’irrigation ainsi que le cahier des charges y afférent ( Journal Officiel n°35 année 2007), la concession à travers un cahier des charges à toute personne morale ou physique de droit public ou privé, qualité spécifique des eaux fixés par arrêté (santé, eau, agriculture), les cultures autorisées fixées par arrêté ( santé, eau, agriculture), le contrôle sanitaire ( personnel, eau, produit agricole, sol).
Les services de l’hydraulique de la wilaya sont tenus de mettre en place un dispositif de suivi et de contrôle de la qualité des eaux usées épurées destinées à l’irrigation, l’évolution de la qualité de l’eau de la nappe souterraine ; l’état des ouvrages de stockage et de distribution.
Aussi, les services de l’agriculture de la wilaya doivent assurer un contrôle phytosanitaire par les eaux usées épurées ; l’évolution des caractéristiques des sols sous irrigation avec des eaux usées épurées.
Les services de la santé de la wilaya doivent assurer un contrôle régulier de la santé du personnel affecté à l’irrigation avec les eaux usées épurées.
Egalement, un dispositif de concertation entre le ministère des ressources en eau et le ministère de l’agriculture te le développement durable par un arrêté interministériel traçant le cadre de cette concertation par la rationalisation de la gestion des ressources en eau en agriculture, la valorisation du potentiel existant des ressources conventionnelles et non conventionnelles ( barrages, stations d’épuration, lagunes, périmètre d’irrigation), la création d’un comité de coordination et de suivi des programmes de l’hydraulique agricole.
Ces informations ont été tirées de la communication de Bougueroua Omar directeur de l’hydraulique agricole (MRE) 20 décembre 2009.
Gadiri mohammed 20 décembre 2009.

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3 réflexions sur « réutilisation des eaux usées épurées pour l’irrigation en Algérie »

  1. c’est vraie l’algérie est l’une des pays arabes qui pauvre au ressource hydrique,comme hypothèse il faut reutilusée les eaux épurées en agriculture( irrigation) et conservir les eaux des nappes comme des eaux potable

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  2. meme les nappes de notre pays est en danger car l’utilisation d’angres plus grande par les agriculteurs .et pour l’epuration des eaux usees ona pas les moyennes pour construire des stions d’epuration tres importante ..

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  3. presque tous les stations d’épuration en Algérie rejettent leurs eaux usées traitées, en mers, aux oueds,…..ce qui rend ces dernières en états dégradées(dégradation de l’environnement, et accentuation de pollution), même sont constituées un risque sanitaire pour la population humaine, donc leur réutilisation en agrcilture sera un bénéfique pour un environnement sein, et pour une gestion durable des eaux dans un pays qui est en situation d’une punerie d’eau.

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