TLEMCEN: projection Cinéma, sous les Pierres de Ghaza

Tlemcen : Projection cinéma  » Sous les pierres de Ghaza »

Dans ce cadre de ses activités , un documentaire « sous les pierres de Ghaza » réalisé par Jean-Gabriel Leynaud d’une durée de 52 minutes sera projeté samedi prochain au centre culturel français à 17h 45 mn.

Ce documentaire mettra en relief que Ghaza n’est pas uniquement ce que l’on imagine. Fenêtre de l’Orient, Ghaza était jadis une riche cité ouverte sur le monde, une réalité bien distante de la ville verrouillée d’aujourd’hui. Pris en étau entre une urbanisation galopante et un conflit israélo-palestinien omniprésent, des archéologues creusent la ville pour rendre leur mémoire aux Palestiniens et découvrent des trésors. Les suivre au quotidien, c’est non seulement plonger dans un passé fascinant, mais aussi témoigner de la vie à Ghaza.

Gadiri mohammed

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Alger : conférence :Paroles croisées parents-enfants sur la violence intentionnelle

infos associations vous invite à l’évènement ‘CONFERENCE’ sur infos associations algerie!
–Association pour l’aide, la Recherche Représentant de la Chaire
et le Perfectionnement en Psychologie « Abord de la violence pour l’Algérie » « la SARP  » organise une conférence, qui sera animée par Mme Latifa Belaroussi sur :

« Paroles croisées parents-enfants sur la violence intentionnelle
et ses répercussions familiales : familles de victimes et familles de terroristes »

Cette conférence se tiendra le 30 Novembre 2009, de 9h à 12h, au local de la SARP, à Dely Ibrahim, Alger.

Accueil – information – inscription
Du samedi au jeudi de 9 h à 17 h
SARP_Centre de formation et de perfectionnement
Villa N 27, rue du boulodrome, Dely Ibrahim, Alger TEL/FAX : (021) 91.92.14
(021) 91.98.26 Portable : 0775090371

gadiri mohammed 27.11.09

Toulon: la lettre d’information Association Enfants et espoirs.

LETTRE D’INFORMATION ENFANTS ET ESPOIRS.
N o v e m b r e 2 0 0 9 / N u m é r o 6 2
ASSOCIATION
ENFANTS ET ESPOIR
Membre de International Forum for Child Welfare

Prix d’honneur du fair-play 1998 de l’AFSVFP Prix de l’initiative 1999 de la Fondation Crédit Coopératif
Lauréat 2002 de la Fondation La Française des jeux

Immeuble « Jean Le Blanc » 10, rue Jean-Philippe Rameau La Rode 83000 Toulon
TEL / FAX : 04 94 20 62 94 Email : netaee@live.fr N° SIRET 332 150 879 000 44
CODE APE 853 K CODE NAF 8 899 B N° ORGANISME DE FORMATION 93 83 02859 83
Agrément Jeunesse et Éducation Populaire 83-432 N° CCP : 3023-06 H
MARSEILLE

DÉLÉGATION RÉGIONALE DE LA L.F.S.M LIGUE FRANÇAISE POUR LA SANTÉ MENTALE.
EDITORIAL :
Ce mois-ci, nous fêtons le vingtième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant. Ce pacte, appelé couramment « Convention internationale des droits de l’enfant » a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies le 20 novembre 1989 et ratifié la même année par 189 pays1. Notre pays a ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant en 1990. Pour mieux apprécier l’avancée humanitaire qu’elle représente, rappelons qu’au début du XIXe siècle en France, des enfants de moins de huit ans travaillaient des journées entières, certains à pousser des wagonnets au fond des mines (l’interdiction du travail des enfants de moins de huit ans date de 1841), et il fallut attendre 1892 pour que la journée de travail des jeunes de moins de dix-huit ans soit limitée à onze heures.
1 La ratification est un acte juridique par lequel un État confirme son ap-probation et sa volonté d’être engagé par une convention écrite entre plusieurs États.
La Convention relative aux droits de l’Enfant comporte un préambule et trois parties divisées en cinquante quatre articles. Elle reconnait aux enfants quatre grands domaines de droits :
1° le droit à des conditions de vie minimales, comme la nourriture, le logement et la santé ;
2° la protection contre toutes les formes de cruauté et d’exploitation ;
3° le droit à l’éducation, à la liberté de pensée et de culte ; l’accès à l’information ; les droits au jeu et aux loisirs ;
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1 La ratification est un acte juridique par lequel un État confirme son ap-probation et sa volonté d’être engagé par une convention écrite entre plusieurs États.
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4° le droit à la participation qui englobe la liberté d’exprimer ses opinions et de donner son avis sur toutes les questions le concernant.
Résumé de la Convention
J’ai le droit à l’égalité en particulier entre filles et garçons
J’ai le droit de rêver, de rire, de jouer et de participer à des activités culturelles, ludiques et sportives.
J’ai le droit de ne pas être exploité.
J’ai le droit d’être soigné et de bénéficier de soins adaptés à mon handicap et à mon âge.
J’ai le droit d’être aimé et respecté.
J’ai le droit d’avoir une éducation.
J’ai le droit d’être protégé de la violence, (ce qui inclut également la guerre et la prison).
J’ai le droit d’être nourri, logé et de grandir dans de bonnes conditions.
J’ai le droit de m’exprimer, de donner mon avis et de participer à la vie de la société en qualité de citoyen.
Les chefs d’État et de gouvernement avaient pour objectif d’améliorer la condition des enfants et de leur assurer plus de bien-être et un meilleur avenir, mais le défi est immense, car chaque jour des millions d’enfants souffrent de la faim, du manque de logement salubre, de l’analphabétisme, de la violence des adultes, des abus sexuels, du travail forcé.
Nous ne nous attendons pas à des mi-racles, mais en luttant chaque jour à notre poste, en oeuvrant quotidiennement et modestement à modifier les mentalités, nous observons de petites améliorations qui doivent nous encourager à persévérer.
Norbert SILLAMY.

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Adieu à Marie Yvonne.
« Puis-je voir la peine d’autrui Et ne pas être aussi dans la peine ?
Puis-je voir le chagrin d’autrui. Sans chercher à le soulager ?
Puis-je voir tomber une larme. Et ne pas ressentir ma part de peine ? »
William Blake – « La peine d’autrui »
L’amie qui nous a quittée soudainement et que nous pleurons aujourd’hui, était une personne au grand coeur. Elle avait choisi le service d’autrui comme d’autres le service de Dieu. Ce n’est pas par hasard qu’elle avait commencé sa carrière sociale par des études d’infirmière et d’assistante sociale et qu’elle est devenue psychologue clinicienne. Être assistante sociale n’était pas pour elle un métier, c’était un apostolat dans lequel elle s’investissait totalement, où elle mettait toute son énergie psychologique, toutes ses forces, son temps et son argent, car je l’ai vue secourir de pauvres gens et se porter garante d’eux quand ils contractaient un emprunt.
Même après sa retraite, elle continuait cette mission, allant rendre visite à des malades ou à des personnes isolées ou en difficulté morale.
« Car il n’est pas d’amour plus grand que celui-ci : donner sa vie pour ceux qu’on aime ».
Elle savait écouter les gens et re-cueillir leurs confidences. C’est ainsi, par exemple, qu’elle était devenue la confidente de ma fille aînée, Joëlle, qu’elle a assistée dans sa maladie, jusqu’à son dernier jour, en lui téléphonant quotidiennement en Allemagne.
Pour moi, elle fut une amie sans faille, une collaboratrice bénévole dévouée, prodigue de son temps, attentive, rigoureuse, d’une exactitude inflexible. C’était une amie, une collaboratrice précieuse sur laquelle je pouvais me reposer les yeux fermés. En voici un exemple : lorsque, dans les années 1970, j’étais attelé à une très lourde tâche, et que chaque minute m’était comptée, j’avais prié mon éditeur, Bordas, de ne pas me déranger, mais de s’adresser directement à Marie Yvonne Le Coeur. Cela a duré huit ans, jusqu’à la parution de l’ouvrage en question. Cette collaboration n’a pris fin qu’à sa mort puisqu’elle s’est occupée de la dernière conférence que j’ai faite au colloque international de Tlemcen (Algérie), le 24 octobre dernier, et qu’elle a tenu à m’accompagner à la gare de Toulon, il y a huit jours.
Dans l’association Enfants et Espoir, elle a assumé successivement les lourdes charges de Secrétaire générale et de Trésorière. Alors qu’elle n’était plus Secrétaire générale, c’est encore à elle que je me suis adressé, il y a quinze jours pour retrouver des documents datant de 1996. Sans difficulté, elle me les a sortis de ses propres archives, car elle en avait gardé un double. Voilà comme était Marie Yvonne. On n’avait pas besoin de lui dire ce qu’il fallait faire, elle le faisait spontanément.
Dans notre étroite collaboration, c’était la même chose. Par exemple, alors que nous avions beaucoup travaillé et que je lui proposais d’aller nous aérer et de partir dans la campagne, elle savait que nous allions encore travailler. Alors, elle se munissait d’un bloc note et d’un stylo et quand elle jugeait que nos propos méritaient d’être notés, elle s’arrêtait, s’asseyait sur une pierre, sortait son calepin de son sac et écrivait. Dès le lendemain, elle me remettait ses notes tapées à la machine, à partir desquelles je pouvais travailler.
Cette association extraordinaire a duré plus de quarante ans. Au fil des ans, cette collaboration s’est transformée en une fidèle et affectueuse amitié, que partageaient aussi ma femme et mes filles. Car, pendant des années, nous avons été voisins. Nous habitions au 8 ème étage et Marie Yvonne au 6 ème de la résidence les « Cèdres ». Lorsque ma femme – qui est aussi psychologue – s’absentait pour quelques jours, c’est Marie Yvonne qui s’occupait de nos enfants, sans que nous n’ayons jamais eu à la solliciter. C’est ainsi qu’elle est devenue la confidente de Joëlle et l’amie de notre famille.
Outre ses qualités de coeur, Marie avait un rare courage, et il lui en fallut beaucoup pour mener de front son apostolat et des études universitaires.
Quand je l’ai rencontrée pour la première fois, en 1961, elle n’avait pas le baccalauréat. Elle a préparé l’examen d’entrée à l’université, tout en travaillant, puis la licence et la maîtrise de psychologie et enfin le diplôme d’études approfondies, (DEA) qui est la porte d’entrée du doctorat. Elle n’a pas présenté le doctorat à cause de moi, m’a-t-elle dit, parce que je lui donnais trop de travail. Mais elle a continué de se cultiver en fréquentant l’Université du temps libre en suivant assidûment les conférences de philosophie et en faisant des voyages d’étude à l’étranger.
Marie Yvonne était une femme complète, digne d’admiration.
Sa disparition crée chez nous un vide immense, que rien ne saurait combler.
Sous son apparence bourrue, c’était la meilleure femme du monde. Et c’est avec une profonde tristesse que nous lui disons :
« Adieu, chère Marie-Yvonne. Merci de tous vos bienfaits. Nous ne vous oublierons jamais,
Car Les liens de l’amour vrai Et ceux de l’amitié Subsistent
Même lorsque la mort a frappé ». Norbert SILLAMY.
NOUVELLE DE LA LIGUE POUR LA SANTE MENTALE.
La L.F.S.M. organise un colloque-formation les 7 et 8 décembre 2009, à Paris, Espace Reuilly, 21, rue Henard, XII°, consacré aux NOUVELLES BAR-BARIES (SOUFFRANCE, CRISE, CRÉATIVITÉ, ETHIQUE… ET RESI-LIENCE).
Les conférenciers seront les docteurs Roland COUTANCEAU, Claude LEROY et le professeur Gérard OSTERMAN.
PROGRAMME
Allocution de bienvenue du Dr Roland COUTANCEAU, président de la LFSM
Lundi 7 décembre :
de 14 h – 18 h
SOUFFRANCE et SOCIÉTÉ
Perversion sociale, Dr Boris CYRULNIK, neuropsychiatre, Vice/Président de la LFSM

Harcèlement et souffrance dans les systèmes hiérarchiques, Dr Roland COUTANCEAU, psychiatre, expert de la LFSM, criminologue, Président de la LFSM.

Mardi 8 décembre :
de 9 h – 12 h 30
SOUFFRANCE et SOCIÉTÉ
Psychopathologie de la crise, Dr Claude LEROY, neuropsychiatre, Directeur de re-cherche honoraire

Société et addiction alimentaire, Pr. Gérard OSTER-MAN, professeur de thérapeutique, psychanalyste, Directeur du diplôme d’addictologie, Bordeaux.
de 14 h – 18 h
SOUFFRANCE et FAMILLE SOUFFRANCE et TRAVAIL
Table ronde présidée et animée par le Dr Boris CYRULNIK.
Joël CROAS
Jocelyne DAHAN
Arnaud MARTORELL
Éric VERDIER
Jean-Pierre VOUCHE
Frais d’inscription : 150 € les deux jours ;
7 décembre 50 €,
8 décembre 100 €.
Pour s’inscrire, s’adresser à la L.F.S.M.
11, rue Tronchet,
75008 Paris
Coordination générale :
Nathalie ALESSANDRINI
Secrétariat et renseignements :
Lynda KOZAK
Tél. 01 42 66 20 70
Fax : 01 42 66 44 89
Courriel : lfsm@orange.fr
N° d’organisme de formation : 117750205875
N° SIRET 784 361 222 000 10.
-l’association ENFANTS ET ESPOIR enseigne les règles du Fair-play sur les stades.
Si vous souhaitez adhérer à l’association
Enfants et Espoir ou nous aider financièrement,
nous vous prions de nous renvoyer le bulletin correspondant à votre choix après l’avoir dûment rempli à l’adresse ci-après : Association Enfants et Espoir Immeuble « Jean Le Blanc » 10, rue Jean-Philippe Rameau La Rode 83000 Toulon.
Toutes les actions que nous menons contre la violence et la maltraitance ne sont possibles que grâce à votre soutien.
Nous vous en remercions sincèrement.

N o v e m b r e 2 0 0 9 / N u m é r o 6 2

gadiri mohammed 23.11.2009

Biskra: le marathon international

Le marathon international des Oasis se tiendra du 30 /12/2009 au 02/01/2010 à Biskra.

Sous le haut patronage de M. le ministre de la jeunesse et des sports, la willaya de Biskra abritera cette année le 1er marathon international des Oasis qui aura lieu du 30/12/2009 au 02/01/2010.
Une occasion conviant amateurs et athlètes, hommes et femmes de toutes nationalités de plus de 18 ans à parcourir ce marathon répartis en trois parcours de 10 km, 21,5 km, et 42 km.
Un événement à caractère touristique avant tout, dont le rôle est de promouvoir le tourisme en Algérie en offrant aux participants une riche journée de visite de la région afin de découvrir la beauté de notre pays

Pour plus d’informations sur cet évènement :
Clef du Sud : 021 41 69 58/85

Coupe d’Afrique tirage au sort

Programme des rencontres de la phase finale de la 27è édition de la Coupe
d’Afrique des Nations, prévue en Angola du 10 au 31 janvier, à l’issue du tirage au sort effectué au Centre de conférences de Talatona à Luanda. Les rencontres auront lieu respectivement à Luanda, Cabinda, Benguela et Lubango.
Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les quarts de finale.

— L’Algérie est le groupe « A » avec l’Angola, le Mali et le Malawi lors de la phase finale de la 27e édition de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2010 en Angola.

PREMIER TOUR (EN GMT) Groupe A (Luanda):
10 janvier 2010: Angola – Mali (16h00)
11 janvier: Algérie – Malawi (13h45)
14 janvier: Algérie – Mali (16h00)
Angola – Malawi (18h30)
18 janvier: Angola – Algérie (16h00)
– Malawi – Mali (16h00 à Cabinda.
————–
Groupe B (Cabinda):
11 janvier:Burkina Faso – Côte d’Ivoire (16h00)
Ghana – Togo (18h30)
15 janvier: Burkina Faso – Togo (16h00)
-Ghana – Côte d’Ivoire (18h30)
19 janvier: Côte d’Ivoire – Togo (16h00)
-Burkina – Ghana (16h00 à Luanda
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Groupe C (Benguela):
12 janvier: Egypte – Nigeria (16h00)
-Bénin – Mozambique (18h30)
16 janvier: Bénin – Nigeria (16h00)
-Egypte – Mozambique (18h30)
20 janvier: Bénin – Egypte (16h00)
-Mozambique – Nigeria (16h00 à Lubango
——————-
Groupe D (Lubango):
13 janvier: Cameroun – Gabon (16h00)
-Tunisie – Zambie (18h30)
17 janvier: Gabon – Tunisie (16h00)
-Cameroun – Zambie (18h30)
21 janvier : Cameroun – Tunisie (16h00)
– Gabon – Zambie (16h00 à Benguela)
—————————–
Quarts de finale:
24 janvier:
1. A Luanda : 1er Gr A – 2e Gr B (16h00)
2. A Cabinda : 1er Gr B – 2e Gr A (19h30)
25 janvier :
3. A Benguela : 1er Gr C – 2e Gr D (16h00)
4. A Lubango : 1er Gr D – 2e Gr C (19h30)
———————-
Demi-finales:
28 janvier:
A Luanda : Vainqueur 1 – Vainqueur 2 (16h00)
A Benguela : Vainqueur 3 – Vainqueur 4 (19h30.
30 janvier: Troisième à Benguela ( 16h00)
31 janvier: Finale à Luanda (16h00)

gadiri 20.11.09

Soudan : l’Algérie bat l’Egypte par 1 but à 0 à Khartoum: en route pour la coupe du Monde 2010.

l’équipe nationale d’Algérie a battue l’équipe nationale d’Egypte par 1 but à 0 au stade El Merikh de Khartoum ( Soudan) gràce à un but inscrit par Antar Yahia à la 41 ème minute.
Donc, l’Algérie participera à la Coupe du Monde prévue en juin 2010 en Afrique du Sud.
Félicitations à l’équipe nationale d’Algérie pour ce match d’appui joué au Soudan.
Maak Ya El Khadra.
C’est la fête en ALGERIE.
Khartoum (Soudan)Match barrage groupe C pour la qualification au Mondial 2010 de football, Stade d’El Merreikh à Oum-Dourman (Khartoum) Algérie – Egypte 1-0 (mi-temps: 1 – 0)
Affluence: 34.000 spectateurs, bon éclairage, terrain bon état,
Arbitrage : Maillet Eddy Allen (Seychelles),1er assistant : Menkouande Evarist (Cameroun),2e assistant : Damoo Jason Joseph (Seychelles)
4e arbitre: Labrosse Jen-Claude (Seychelles)
Commissaire du match: Omari Selami Constant (RDCongo).
Buts: Algérie: Antar Yahia (41ème minute)
avertissements: Algérie : Belhadj (1), Ghezzal (20), Ziani (50), Yebda (54)Egypte : Wael Gomaa (27) Abdrabou (64)
composition des deux équipes:
Algérie : Fawzi Chaouchi (GB), Antar Yahia (Samir Zaoui 68), Madjid Bougherra, Rafik Halliche, Yazid Mansouri, Mourad Megheni (Karim Matmour 56), Hassen Yebda, Nadir Belhadj, Karim Ziani, Rafik Saifi (Ghilas 84) et Abdelkader Ghezzal. Entraîneur : Rabah Saadane
Egypte : Essam EL Hadary (GB), Ahmed Al Muhamadi, Abdel Zaher El Sakka (Ahmed Aid 76), Hani Said, Ahmed Fathi (Abdrabou 46), Amr Zaki (Zidan 46), Emad Meteab, Wael Gomaa, Sayed Moawad (C), Ahmed Hassan et Mohamed Aboutrika.Entraîneur: Hassan Shehata.
GADIRI Mohammed 18 novembre 2009

Tebessa: colloque international " la socio anthropologie en Algérie: institutionnalisation et perspectives.

COLLOQUE INTERNATIONAL: « LA SOCIO- ANTHROPOLOGIE EN ALGERIE : INSTITUTIONNALISATION ET PERSPECTIVES
Université-Tébessa – Algérie
18/19/20 janvier 2010

Exposé des motifs

Après le laminage du positivisme et dans un monde qui se mondialise de plus en plus, dans lequel coexistent et s’affrontent plusieurs cultures, il est impératif que des nouvelles spécialités scientifiques voient le jour et se positionnent dans le champ scientifique.
La socio anthropologie, qui est un courant de recherche récent, essaie de répondre aux nouvelles préoccupations qui interpellent les sociétés modernes, elle se fixe comme objectif la mise en place d’une communication possible entre le proche et le lointain, l’ici et l’ailleurs à travers ses nouveaux objets de recherche.
Cette nouvelle posture scientifique, nous amène incontestablement à revoir les limites de nos disciplines classiques par un questionnement de leurs outils théoriques et méthodologiques, d’où la nécessité de mettre en œuvre une entreprise transdisciplinaire à même de répondre aux situations nouvelles.

Axes du colloque:
1. Sociologie et Anthropologie : Rapports et Dimensions épistémologiques
2. La Socio anthropologie : Approche conceptuelle
3. La Socio anthropologie : Objet et Domaines d’intervention
4. Problématiques et Méthodes
5. Etat de la recherche en socio anthropologie

Les propositions de communication devront être envoyées avant le 15 Novembre 2009 sous la forme d’un titre et d’un résumé de 500 mots au maximum. Le texte de l’intervention devra parvenir avant le 10 décembre a : Brougui Ouassila :
b_wassila41@yahoo.fr

La notification de l’acceptation se fera 15 jours après réception du texteالملتقى الدولي الثاني الدولي الثاني
 » السوسيو – أنثروبولوجيا في الجزائر: التأسيس والآفاق »
أيام 18-19-20 جانفي 2010

اشكالية الملتقى
بعد انحصار التصور الوضعي في عالم معولم أكثر فأكثر، حيث تتعايش وتتصادم فيه الثقافات ونتيجة للانشغالات التي استوجبتها المجتمعات المعاصرة، أضحى من الضروري فتح المجال لتخصصات جديدة مستحدثة لا تزال غائبة في الجامعات الجزائرية كـ « السوسيو- أنثوبولوجيا » (SOCIO-ANTHROPOLOGIE)، وهي مقاربة أصيلة وتخصّص علمي حديث، يجمع بين فروع متعددة في العلوم الاجتماعية، نظرا لما يثيره من جدالات حول طبيعة الظواهر الاجتماعية وما يفتحه من أفق بحثية وما يصل إليه من نتائج.
تسمح لنا مقاربة السوسيو- أنثروبولوجية، فهم المعاصر(LE CONTEMPORAIN) في استمرارياته وقطائعه وتحوّلاته؛ لأنها تحاول تحرير المعرفة المنتجة في ظل حقول علمية وأكاديمية ضيقة وحصرية جرّاء مفعول المؤسسة L’INSTITUTION) (L’EFFET DE ولا تحبسها في نماذج تفكيرية وتفسيرية وقوالب منهجية محدّدة مسبقا. فهي تثمّن المعارف المنتجة على الهوامش وفي الهوامش؛ لأنها معارف تثري المتون العلمية التقليدية والمكرّسة وتنير المسالك المنهجية والدروب البحثية.
إن الاشتغال والتمرس على ميادين السوسيو- أنثروبولوجيا، يستدعي استحضار معارف ومناهج وإجراءات وأدوات منهجية، موزّعة على وبين تخصصات متجاورة في العلوم الاجتماعية والإنسانية للمزاوجة بين علم الاجتماع والأنثروبولوجيا. ويستوجب هذا التوليف، الانفتاح على المقاربات الحديثة ومواكبة حركة تطوير الدراسات البحثية، وتوظيفها لمعرفة الكامن في الإرث المعرفي والثقافي واستجلاء المسكوت عنه واللامفكّر فيه، وإعادة قراءة ما وصلنا منه أي الظاهر أو المعلن والمفكّر فيه من جهة وفك رموز ما هو راهني من ظواهر للوقوف على ما هو معيش وممارس في المجتمعات الإنسانية من جهة أخرى.
إن الجامعة الجزائرية لا يمكن أن تواكب ركب الحركة التطورية في المجال العلمي إلا بتفتحها على تخصصات جديدة، تفتح الأفق نحو تخصصات علمية تجيب على الانشغالات والمشكلات الاجتماعية الراهنية.
ممّا سبق ترتكز إشكالية الملتقى على مساءلة: علاقة علم الاجتماع بالأنثروبولوجيا؟ إمكانية تحديد بنية مفهمية للسوسيو-انثروبولوجيا من خلال الحقول، المناهج والأهداف العلمية؟ ماهية الرهانات الابستمولوجية والاستحداثات المنهجية التي تطبع السوسيو أنثروبولوجيا؟ تمظهر التجارب البحثية والحقلية والسياقات المؤسساتية للسوسيو أنثروبولوجيا؟

محاور الملتقى
1-علم الاجتماع والأنثروبولوجيا (العلاقة والبعد الابستمولوجي).
2- المحور الثاني: السوسيو- انثروبولوجيا مقاربة مفهمية.
3- الموضوع والميادين.
المحور الثاث الرابع: الاشكاليات والمناهج.
4- التجارب البحثية في حقول السوسيو- أنثروبولوجيا.

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ملاحظة:
ترسل المداخلة كاملة على عنوان البريد الالكتروني
b_wassila41@yahoo.fr

للاتصال:
السيدة: وسيلة بروقي (رئيسة الملتقى(
جامعة العربي التبسي- طريق قسنطينة- ص.ب 12002- تبسة.
هاتف: 00213771691094
فاكس: 0021337499200
0021337490268 Objectifs du colloque17 octobre, à 03:56
Objectifs du colloque :
• Prendre connaissance des expériences occidentales
et arabes dans le domaine de la Socio anthropologie
• Institutionnaliser et ancrer la Socio anthropologie dans le champ universitaire algérien.
• Cerner les nouveaux objets dans le domaine de la recherche Socio anthropologique
• Evaluer les quatre années de pratique pédagogique et scientifique de la Socio anthropologie à l’université de TEBESSA
• Savoir dialoguer avec l’Autre dans le respect de la différence
• Echange des bonnes pratiques dans les approches théoriques et méthodologiques
• Encourager la recherche en Socio anthropologie en rapport avec les mutations profondes de la société
• Ouverture d’une école doctorale dans le domaine à l’université de TEBESSA

Air Algérie : 30 vols programmés entre Alger et Khartoum.

La compagnie Air Algérie peut transporter jusqu’à 7.500 supporters algériens vers Khartoum (Soudan) où sera disputé ce mercredi 18 novembre 2009 le match d’appui contre l’Egypte dans le cadre des éliminatoires combinées Coupe du Monde et Coupe d’Afrique 2010 , a annoncé ce dimanche le Président Directeur Général de cette compagnie, Abdelouahid Bouabdallah.
Ce haut résponsable a fait cette annonce au cours lors d’une conférence de presse qu’il a animée à Alger ce dimanche. Il a aussi fait savoir qu’ aussi les billets d’entrée au stade du club soudanais El Merrikh ainsi que les frais de visa seront gratuits pour les supporters algériens, et ce sur instruction du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. ( selon agence presse)
gadiri m. 15.11.2009.

TlLEMCEN: Conférence du Pr. Norbert Sillamy sur"Regard psychanalytique sur le Sport"

Regard psychanalytique sur le sport
Norbert SILLAMY
« Les Cèdres », 11 parc Amiral Emeriau
83000 Toulon (France)
Résumé
Le développement harmonieux de l’homme n’est plus la préoccupation essentielle du sport ; cette notion a été supplantée par le concept de « performance ». La recherche de la performance, encouragée par les sponsors et un public en quête de sensationnel, nous amène à mesurer les records non plus en secondes, ni même en dixièmes, mais en centièmes de secondes. Est-ce que cela a un sens au niveau humain ? Mais ce qui est plus grave encore, c’est que la concurrence généralisée, la compétition exacerbée font le lit de toutes les dérives : du dopage, de la tricherie et de la violence. Désormais, comme le dit justement l’entraîneur Fernand URTEBISE, « l’athlète est au service de la performance. Il sert à fabriquer du profit. Il fait gagner de l’argent. » Pouvons-nous remédier à cette situation ? Nous croyons que cela est possible.
Mots clés
Argent – compétition – dopage – éducation – fair-play – performance.
Regard psychanalytique sur le sport, Norbert SILLAMY, Tlemcen, octobre 2009
_____________________________________________________________
2
Réf. NS/MC – 10/09
Monsieur le Recteur de l’Université
Monsieur le Doyen
Mesdames et Messieurs les organisateurs du colloque
Mes chers collègues
Mesdames et Messieurs
C’est avec un grand plaisir que je suis parmi vous aujourd’hui et je remercie les promoteurs de cette manifestation de m’y avoir convié.
INTRODUCTION
J’ai mis en exergue de ma conférence deux citations. La première est d’Eric WEIL, qui fut naguère professeur à la Sorbonne (Paris), et la seconde d’Albert CAMUS, Prix Nobel de littérature (1957), un « pays », comme on dit familièrement, puisqu’il est né en Algérie à Mondovi (aujourd’hui Deraan).
Eric WEIL affirme que : « tout homme, qu’il le veuille ou non, éduque par son discours et sa manière d’agir, ceux avec lesquels il est en rapport. » Ainsi, vous le comprenez, que je le veuille ou non, bien que je me présente comme étant psychanalyste, c’est en éducateur que j’interviens aujourd’hui.
J’ai retenu le propos d’Albert CAMUS parce qu’il montre que le sport peut être un bon moyen d’éducation. Voici ce que cet ancien footballeur, gardien de but, nous dit : « Le peu de morale que j’aie jamais su, c’est le sport qui me l’a appris ». Albert CAMUS n’acceptait pas « le monde tel qu’il est », il
Regard psychanalytique sur le sport, Norbert SILLAMY, Tlemcen, octobre 2009
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militait pour une société plus juste et plus solidaire, dans laquelle le sport et le théâtre « ces deux universités », comme il les qualifiait, devaient occuper une position de choix dans le processus de socialisation des jeunes, dans l’éducation morale et civique, ce que nous appelons « l’éducation à la citoyenneté ».
Je pense qu’avec un tel parrainage, je peux m’aventurer à porter un regard psychanalytique sur le sport, sans faillir ni à ma mission éducative, ni à ma fonction d’analyste.
L’Algérie est un pays jeune et ambitieux et ses élites tablent, avec juste raison, sur l’éducation – y compris l’éducation physique et sportive – pour lui donner les cadres administratifs, économiques et culturels dont elle a besoin et qui feront d’elle une grande nation moderne.
Le premier Colloque international sur le sport universitaire de Tlemcen, fait partie de ce noble projet. Neuf thèmes y seront envisagés. Ma conférence s’inscrit dans le premier thème. Elle a pour titre :
Regard psychanalytique sur le sport
Vous vous demandez pourquoi j’ai gardé cette référence à la psychanalyse alors que j’ai annoncé que je ferai oeuvre d’éducateur.
La raison en est que la psychanalyse, qui va au fond des choses et les expose en pleine clarté, participe à l’éducation des hommes et à leur libération. C’est, comme le dit le père de la psychanalyse à propos de la cure psychanalytique, une post-éducation.
C’est dans ce sens que nous devons entendre la formule fondamentale de FREUD :
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wo Es war soll Ich werden
(« Où était le ça le moi doit advenir »)
Il faut, en effet, que les choses apparaissent au grand jour pour qu’on puisse les contrôler et les changer.
C’est à cette tâche que je vais m’employer aujourd’hui, en portant un regard lucide sur le sport, vous laissant le soin d’y réfléchir et de voir ce que vous pourriez améliorer.
Dans un survol rapide, je poserai trois problèmes :
– le sport et ses relations avec l’argent ;
– que faut-il penser des compétitions ?
– le sport peut-il être un moyen d’éducation civique ?
Mais d’abord, qu’est-ce que le sport ?
DÉFINITION
Comme vous le savez, le terme sport est un mot anglais ; il vient de l’ancien français desport, qui signifiait amusement. Initialement, en effet, cette expression s’appliquait à des jeux physiques, individuels ou collectifs, que l’on pratiquait pour se divertir et se délasser. Puis les choses se sont organisées, des compétitions ont eu lieu, le public s’y est intéressé, les médias s’en sont emparés et aujourd’hui, quand on parle de sport, on a autre chose en tête que l’amusement.
PREMIÈRE PARTIE : L’INFLUENCE DE L’ARGENT
1. LE SPORT COMME VOCATION PROFESSIONNELLE
C’est ainsi par exemple qu’un garçon de 10 ans à qui je demandais pourquoi il faisait du sport, répondit : « je fais du sport, parce que c’est ma destinée d’être footballeur professionnel ».
Ainsi pour cet enfant – comme pour beaucoup d’autres de ses camarades – la fonction première du sport n’est plus
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l’amusement, mais ce qui va lui permettre d’avoir un métier et de gagner beaucoup d’argent. Gagner beaucoup d’argent tout en jouant, n’est-ce pas la vie rêvée pour un enfant ? Tous ces jeunes admirent les grands joueurs comme Zidane, Platini, Pelé ou Ronaldo NAZARIO. Lui aussi est né dans une famille très pauvre, habitant dans les favelas (bidonvilles de Rio de Janeiro). Il n’a pratiquement pas été scolarisé et sait à peine lire. Mais à 16 ans il était déjà joueur professionnel, et aujourd’hui il est riche à millions (ses revenus étaient estimés en 2003 à 18 millions d’euros).
Ces grands champions exercent une véritable fascination sur les enfants et les adolescents lesquels rêvent de les égaler. Sait-on, par exemple, que Barack OBAMA, l’actuel président des Etats-Unis, a eu lui aussi, comme objectif, jusqu’à l’université, de devenir basketteur de haut niveau ?1.
2. L’INFLUENCE DES MÉDIAS
Les médias ont porté au pinacle le sport qui, désormais mobilise l’attention des foules, possède ses propres journaux et est présent, quotidiennement, dans les actualités télévisées. Par voie de conséquence, le sport draine des capitaux considérables qui font la fortune des champions et des clubs professionnels mais, en même temps, « chosifient » les hommes. Les techniques de marchandisage considèrent les athlètes comme une denrée rare. N’entendons-nous pas régulièrement que tel joueur de haut niveau a été « vendu » pour des millions d’euros à un grand club ?
Le sport d’aujourd’hui est inféodé à l’argent. Cette situation présente de nombreux inconvénients car les commanditaires ne sont pas des philanthropes. S’ils investissent d’énormes capitaux dans le sport c’est pour faire connaître leur marque ;
1 LESNES, Corine, 2009. – « Lettre des Etats-Unis », Le Monde, jeudi 10 septembre 2009. Courriel :
lesnes@lemonde.fr
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ils paient pour que le nom de leur entreprise s’affiche en grandes lettres sur les murets des stades, sur les flancs des voiliers, partout où cela est possible.
Le sport est pour eux une formidable vitrine publicitaire que des centaines de milliers de personnes regardent quotidiennement, grâce à la télévision. Aussi, exigent-ils des joueurs du spectacle, des performances, du sensationnel, et exercent sur eux une pression psychologique permanente, relayée en cela par les clubs de supporteurs. On attend d’eux qu’ils gagnent, qu’ils se dépassent, sous peine d’être voués aux gémonies, livrés au mépris du public.
3. SURENTRAÎNEMENT ET DOPAGE
Pour ces malheureux athlètes, le sport est loin d’être un amusement. Il ne se passe pas de jour sans entraînement ; beaucoup se surentraînent, pour améliorer encore et toujours leurs performances. Ils sont devenus des « forçats » du sport.
Poussés dans leurs retranchements, faisant confiance au médecin du club, ils prennent des remontants, des stimulants, des produits interdits car ils veulent retrouver les lumières du stade et les applaudissements.
4. PEUT-ON EVITER LE DOPAGE ?
A mon avis, cela est possible à certaines conditions.
Un athlète de haut niveau peut éviter de se doper,
a) tout d’abord en analysant avec un psychologue du sport ses motivations, afin de savoir si celles-ci sont suffisamment fortes et authentiques pour engendrer la volonté de gagner, et, pour cela renoncer à certains plaisirs, aux distractions de son âge, afin de se consacrer à sa préparation athlétique. Cette lucidité sur soi est fondamentale, car si une motivation forte
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mobilise les énergies, une pseudo-motivation conduit à la catastrophe. Il arrive, en effet, que le désir affiché de devenir un champion ne soit que le reflet du désir des parents, la réponse du mineur à ceux-ci, pour leur faire plaisir. Une telle fausse motivation ne résiste pas aux épreuves du stade et le jeune peut s’arranger, inconsciemment, pour échouer et se blesser fréquemment.
Une psychologue du sport française, Gaëlle COLLOMB cite le cas d’une basketteuse qui se faisait entorses sur entorses. Ces blessures répétées cachaient en fait sa peur de devoir quitter le giron familial pour suivre sa carrière de championne (Vivre plus, n° 3, juillet 2002).
b) Il faut ensuite qu’il travaille la confiance en soi. Avoir confiance en soi c’est être assuré de ses possibilités par rapport à un but donné.
Chaque personne a une image de soi qui conditionne son comportement et les objectifs qu’elle s’assigne. Les sujets les mieux adaptés visent des buts réalistes, en rapport avec leurs capacités, et ne doutent pas de pouvoir les atteindre. Mais il arrive que l’ambition personnelle, alliée à celle des parents et des entraîneurs, amène certains à viser un but trop élevé, qui les expose aux désillusions, au doute, au défaitisme, au négativisme, à l’abandon.
c) Il est donc nécessaire qu’ils aient une claire vision de leurs compétences et un niveau d’aspiration en adéquation avec leur niveau d’expectation (c’est-à-dire le niveau que l’on s’attend à atteindre dans une épreuve, une tâche ou un match auquel on a déjà participé et que l’on aborde de nouveau. C‘est une attente réaliste, indépendante du niveau que l’on voudrait atteindre [niveau d’aspiration]).
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d) Il faut enfin graduer les difficultés de façon que le sujet les aborde sans appréhension et avec des chances de succès.
e) La prévention du dopage passe aussi par l’information exacte sur les diverses substances dopantes et leurs effets.
Les psychologues du sport utilisent pour cela des DVD, des K7 vidéo, des bandes dessinées ou animent des groupes de parole, dans lesquels, les jeunes athlètes peuvent exprimer librement les difficultés qu’ils rencontrent, leurs craintes, leurs peurs, les tensions au sein de leur équipe, etc.
5. LE DOPAGE NE TOUCHE PAS QUE LES CHAMPIONS, LES SPORTIFS AMATEURS SONT AUSSI CONCERNÉS
Nous savons que les athlètes de haut niveau bénéficient d’un entourage performant : médecin, kinésithérapeute, préparateur physique, psychologue du sport, éducateurs sportifs diplômés ; ce n’est pas le cas des amateurs. Tout au contraire, ces derniers ont le plus souvent des entraîneurs bénévoles, sans qualification professionnelle, parfois déçus dans leur propre carrière sportive, qui voient, inconsciemment, dans leur rôle d’éducateurs sportifs le moyen de reprendre de l’importance dans le sport. Ils vont donc tout faire pour que les jeunes dont ils s’occupent entrent dans la compétition et deviennent des champions. S’ils gagnent ce sera leur oeuvre et, d’une certaine façon, le moyen de dépasser leurs échecs personnels : ils auront gagné « par procuration »
Dans le service « Ecoute dopage » (n° vert : 0 80015 20 00) mis en place par le ministère de la Jeunesse et des Sports, le 24 mars 1998, des jeunes de 14-15 ans racontent le discours auquel ils sont soumis : « sois tu prends ça, sois tu ne joues plus ! »2. Ils se plient donc à ce chantage, mais, ce qui nous semble très dommageable pour la santé publique c’est que le
2 BORDENAVE, Y., 1999. – Le Monde, mardi 23 novembre
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dopage se répand chez les jeunes, ainsi que l’ont révélé différentes enquêtes. En voici deux, à titre d’exemple.
On a demandé à des étudiants américains de choisir entre deux propositions :
a) vous faites du sport, vous avez atteint un certain niveau. Vous continuez dans la même voie d’épanouissement physique sans sanction particulière ;
b) vous pouvez améliorer vos performances par un entraînement intensif et par la prise de stimulants et de produits dopants tels que l’Epo, et ainsi vous atteindrez la gloire, le succès. Mais le prix à payer est un raccourcissement de la durée de votre vie et la déchéance physique.
Le résultat est éloquent : plus de deux étudiants sur trois choisissent la deuxième solution, préférant la gloire momentanée à l’anonymat d’une vie modeste, banale mais heureuse.
Chez nous, en Lorraine, une enquête portant sur 1 500 sportifs âgés de 15 à 18 ans a montré que 3 à 4% avaient utilisé des produits dopants prohibés et 18% les ont « essayés par curiosité ».
Il y a même des jeunes qui prennent, dès l’âge de 12 ans, des stéroïdes anabolisants, d’autres, des tranquillisants pour calmer leur appréhension lors d’une rencontre sportive délicate.
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DEUXIÈME PARTIE : LA COMPÉTITION
Après avoir envisagé les effets de l’argent sur le sport, je voudrais réfléchir avec vous sur la notion de compétition.
Qui dit compétition dit rivalité, concurrence, lutte entre des personnes ou des groupes sociaux, toutes choses qui attirent l’attention du public et font le spectacle. C’est parce que les compétitions sportives sont un spectacle qu’elles drainent des capitaux. Sans compétition, il n’y a pas de spectacle et donc pas d’argent.
En favorisant la compétition comme elle le fait, notre société place le sport au coeur d’une idéologie de vainqueurs, qui justifie le succès au nom du mérite, mais en poussant quelques uns sur les podiums, elle ne prépare pas la jeunesse à être bien intégrée dans la société.
La compétition stimule les meilleurs, mais inhibe certains individus. Selon le psychiatre américain Rollo MAY , elle n’est favorable qu’à peu de gens ; elle est anxiogène et névrosante pour la majorité. C’est l’une des causes majeures d’une névrose culturelle qui accroît l’angoisse et l’hostilité à l’égard d’autrui, multiplie les échecs, fait des hommes des sujets soit totalement soumis et conformistes, soit au contraire des révoltés.
Le psychologue américain Muzafer SHERIF fit l’expérience suivante : il organisa un camp de façon à ce que se forment deux groupes rivaux, dirigés par deux leaders. Pour cela, il les engagea dans des jeux de compétition. Bientôt, ces deux groupes manifestèrent de plus en plus d’hostilité l’un envers l’autre que ni les repas pris ensemble ni les distractions communes ne purent réduire. La tension devint si grande que M. SHERIF dut inventer un incident sérieux, désagréable pour tous, afin qu’ils s’allient pour faire face à une situation
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critique. Pour arriver à ses fins, il détraqua la conduite d’eau, ce qui força les garçons à travailler de nouveau ensemble.
Ainsi, nous le voyons, la compétition libère l’agressivité qui peut s’exprimer par des conduites belliqueuses allant parfois jusqu’à la barbarie.
Vous n’ignorez pas les violences qui accompagnent certains matchs. Je rappellerai, pour mémoire, que chez nous, en France, le mois dernier, dans le département du Vaucluse, à l’issue d’un match de foot opposant deux clubs d’amateurs, alors que les sportifs se changeaient dans le vestiaire, un joueur irascible a tiré un coup de revolver sur l’un de ses adversaires, le blessant grièvement. Le même mois, le 17 septembre à Belgrade (Serbie) un supporteur français a été pris à partie par des supporteurs de l’équipe adverse. Ils l’ont battu si violemment qu’il en est mort 12 jours plus tard.
Plus loin dans le temps, en décembre 1999, quand l’Olympique de Marseille (l’OM) accumula les défaites, des supporteurs mécontents s’en prirent aux joueurs de cette équipe, qui durent s’enfuir pour ne pas être écharpés.
Quant aux bagarres entre supporteurs, elles sont loin d’être rares. En juin 1998, alors même que le match de football devant opposer l’équipe de Marseille à l’équipe d’Angleterre, dans le cadre du Mondial 98, n’avait pas commencé, des bandes de supporteurs se sont affrontées dans les rues de Marseille, pendant des heures, laissant derrière elles un spectacle de désolation : vitrines brisées, magasins saccagés, voitures renversées et plusieurs dizaines de blessés, dont quelques uns grièvement.
Cette violence n’est pas nouvelle. Au XIV° siècle, en 1314, le maire de Londres « déplorait la passion bestiale et meurtrière occasionnée par les rencontres sportives » (J.C. CHESNAIS)3.
3 CHESNAIS, J.C., 1981. – Histoire de la violence, Paris, p. 132.
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Déjà dans l’Antiquité, nous dit Angelo GIANFRANCESCO 4 les « jeux du cirque et de l’amphithéâtre étaient l’occasion de vandalisme et d’affrontements allant jusqu’à la mort, entre supporteurs d’équipes de courses et de gladiateurs… »
Il semblerait que le spectacle de la lutte de deux adversaires affranchisse les spectateurs du vernis social et les libère des freins qui empêchaient leur agressivité de s’exprimer. Car les racines de la violence existent en tout être humain, ainsi que l’ont bien vu Sigmund FREUD5, le philosophe anglais Thomas HOBBES6, ou le poète latin Titus PLAUTE qui vécut au III° siècle avant notre ère et qui eut cette expression : Homo homini lupus (« l’homme est un loup pour l’homme »)7
1. EST-IL POSSIBLE DE CANALISER CETTE VIOLENCE ?
A mon sens, la réponse est positive car il existe de par le monde des civilisations dites « apolliniennes » ( NIETZSCHE), caractérisées par la mesure, la sérénité, la maîtrise de soi, dans lesquelles toute violence est bannie et l’esprit de compétition réduit au minimum. Pour mémoire, je citerai les Arapesh de Nouvelle-Guinée, certains Tahitiens, les Pueblo du Sud-Est des Etats-Unis qui font preuve d’esprit de coopération, de bienveillance, de modération, et chez qui il n’est pas de bon ton d’exceller en quelques chose.
Chez les Hopi, ces Pueblo installés dans la région du Petit Colorado, en Arizona, les enfants ne jouent pas à des jeux compétitifs. Chez les ZUÑI, encore des Pueblo, qui vivent à la frontière de l’Arizona et du Nouveau Mexique et qui valorisent l’entraide mutuelle, celui qui gagne une course, lors
4 GIANFRANCESCO , A., 2009. – Communication personnelle
5 FREUD, S., 1930. – Malaise dans la civilisation
6 HOBBES, T., 1642. – Elemente philosophica seu Politica de cive, trad. frse, Traité du citoyen, 1649.
7 PLAUTE , T., – Asinaria, II, 4, 88.
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d’une compétition annuelle, n’est pas admis à concourir l’année suivante.
Dans certaines communautés rurales de Tahiti, les parents apprennent aux enfants à contrôler leur colère et à maîtriser leur agressivité qui ne saurait être tolérée.
Ainsi, nous le voyons, c’est l’éducation qui façonne la conduite ou, pour dire comme Emmanuel KANT, « l’homme ne devient homme que par l’éducation » 8
Voici encore un exemple, tiré du sport, vécu par un célèbre champion, Jérôme GALLION qui fut le capitaine de l’équipe première de rugby de Toulon, championne de France.
« J’ai été confronté, nous dit J. GALLION, à un joueur qui a démarré sa carrière avec moi. Il était violent et très virulent. Il me faisait peur, pourtant je jouais avec lui. Il ne supportait pas d’être agressé même verbalement. C’était connu et l’équipe adverse en profitait. Quand un adversaire l’injuriait, il partait comme un fou attaquer le joueur inconscient qui osait le traiter ainsi. Imaginez ses 14 camarades essayant de le retenir pour l’empêcher de battre celui qui l’avait injurié. De ce fait, il se mettait hors jeu fréquemment et était souvent suspendu. Mais il continuait d’être agressif, ce qui me choquait. J’en ai donc parlé avec lui. Pourquoi, alors qu’il était un bon élément, craquait-il pour des détails ? Je lui ai expliqué que s’il mettait toute son énergie dans les projets de l’équipe, au lieu de l’employer à se battre, il serait un élément très important pour le groupe. Et il a compris. Il se contrôlait d’avantage et était de moins en moins suspendu, tout en étant de plus en plus respecté par ses adversaires et par les arbitres. Il est même allé plus loin, car il a fini par comprendre qu’il suffisait de
8 KANT , E., 1803. – Pédagogie, trad. frse 1855; par A. PHILONENKO, Réflexions sur l’éducation, Paris, Vrin, 1966, p. 71.
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menacer pour être respecté. Il a fait une carrière exemplaire, puisqu’il a été champion de France. Aujourd’hui c’est un citoyen normal, qui a été remis dans le droit chemin par le sport ».9
Cela a été possible parce que le sport avec ses règles, incite à la maîtrise de soi, et parce que Jérôme GALLION, non content d’être un grand champion, est aussi un excellent éducateur que je m’honore d’avoir pour ami et comme vice-président de mon association Enfants et Espoir.
Nous arrivons maintenant à la troisième et dernière partie de mon exposé, qui sera consacrée à l’éducation par le sport et aux méthodes de l’association Enfants et Espoir
Dans notre association nous voulons rendre au sport sa fonction première qui est à la fois hédonique (la recherche du plaisir et de la satisfaction), hygiénique et esthétique, mais nous voulons aussi en faire une école de civisme, en apprenant aux jeunes à respecter les règles du fair-play, du jeu franc et loyal, en leur enseignant le Code d’éthique sportive, adopté le 24 septembre 1992 par le Conseil de l’Europe, et qui figure au dos des licences . Ce code dit qu’un joueur doit respecter les règles ; respecter autrui ; être loyal, tolérant, ne pas tricher, ne pas être brutal.
Ces principes sont rappelés dans le petit livret du sportif que nous distribuons aux enfants et dans l’engagement que nous leur faisons signer.
Nous ne disons pas aux jeunes qu’ils doivent se dépasser. Nous les engageons plutôt à connaître leurs limites et à
9 GALLION, J., 2004. – « Violences et dérives dans le sport », in, SILLAMY Norbert , Jeunes, ville, violence. Comprendre, prévenir, traiter, Paris, L’Harmattan, p. 121-131.
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s’efforcer de les atteindre grâce à un entraînement régulier, sans excès. Surtout nous leur recommandons de ne pas faire comme ces marathoniens qui passent la ligne d’arrivée à quatre pattes. Quel triste spectacle ! Ce n’est pas ça le sport. L’homme n’est pas une mécanique, dit Roger BAMBUCK, qui fut champion du monde au 100 m et qui couronna sa carrière de sportif en devenant ministre de la Jeunesse et des sports, en France. Actuellement, Roger BAMBUCK est Inspecteur général de l’éducation nationale. Et, en tant que tel, il nous met en garde :
« Le sport c’est bon, c’est bon pour la santé. Oui, d’accord, mais nous ne voyons pas les milliers de morts qu’il y a tous les ans, dus à la pratique du sport. Pas seulement dans le sport de compétition de haut niveau, mais dans la pratique quotidienne des gens qui (…) par l’intensité de la pratique qu’ils font, meurent, parce [qu’ils veulent aller] au-delà de ce qu’ils sont capables de faire »10
1.
Comment nous enseignons
Avant chaque séance d’entraînement, des éducateurs de l’association « Enfants et Espoir » rencontrent les jeunes, durant 20 à 30 minutes. En utilisant différentes techniques : jeux de coopération, jeux de rôles, chants, marionnettes, ils sensibilisent les enfants aux principes moraux que nous voulons leur enseigner :
Nous avons composé à leur intention une chanson qui dit :
« Moi, si je joue au foot, ce n’est pas pour me battre, moi si je joue au foot, c’est pour m’amuser, bien sûr j’veux gagner, mais il y a des règles et moi avant tout j’veux les respecter ».
10 BAMBUCK , R. 2007. – « Intervention au Rassemblement national de l’AFSVFP » esprit sportif et santé, P. 97.
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Nous avons aussi conçu des scénarios pour des marionnettes qui mettent en scène des conduites blâmables de certains champions, enfin, nous avons imaginé des jeux de rôles pour les petits de l’école de foot En voici un exemple, pour concrétiser ma pensée. Prenant à part un jeune garçon, l’éducateur lui dit : « nous voulons voir comment vont réagir tes camarades si tu commets une grave erreur de jeu. Tu vas t’emparer du ballon et le porter dans les buts de l’équipe adverse. » L’enfant fait ce qui lui est prescrit et déclenche ainsi un tollé général. Le moniteur fait le naïf : « pourquoi tous ces cris ? ». Les petits disent : « il a pris le ballon avec ses mains ». L’éducateur leur demande : « il n’avait pas le droit ? » et ainsi ce sont les enfants qui disent que le non respect de la règle est source de désordre, et que, sans loi, ni le jeu ni la vie sociale ne sont possibles.
– nous demandons aussi aux enfants s’ils croient que les grands champions respectent toujours les règles ;
– nous leur apprenons à porter un regard critique sur leurs « idoles » et à ne pas les imiter les yeux fermés.
– A la fin d’un match, les perdants applaudissent les gagnants.
2. Les résultats
Des parents et des éducateurs sportifs ont remarqué des changements dans la conduite des enfants : ces derniers se sont mis à parler du fair-play à la maison et à voir, dans le comportement des athlètes qui apparaissent à la télévision s’ils se conformaient au code d’éthique sportive.
Une évolution analogue s’est manifestée chez les éducateurs sportifs. C’est ainsi que l’un d’eux, Victor, déclara lors d’une réunion : « je ne croyais pas du tout à ce que vous vouliez faire avec nos petits, mais j’ai beaucoup réfléchi, désormais,
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j’explique aux enfants que gagner un match en trichant ce n’est pas gagner, c’est surtout tricher avec soi-même, se tromper soi-même. Aussi, je dois le reconnaître, si j’étais sceptique et réticent, aujourd’hui j’ai complètement changé d’avis. Je crois que ce que vous faites est utile et devrait même être généralisé à tous les clubs. ».
Conclusion
Je terminerai par un message que j’emprunte à mon ami et collaborateur Pierre KARLI, neurobiologiste et membre de l’Académie des sciences :
« … il faut dire avec force qu’un devoir impérieux s’impose aux éducateurs (parents et enseignants) : celui de transmettre aux enfants et aux adolescents les instruments et les objets du savoir, les moyens d’un jugements critique et d’une expression authentique, les ingrédients d’une sensibilité épanouie et les fondements d’une visée éthique. Il faut aussi leur apprendre le sens de la mesure et celui des responsabilités, et leur faire comprendre que leur liberté s’arrête là où commence celle des autres et qu’on ne saurait toujours tout recevoir sans jamais rien donner. »11
Je vous remercie de votre attention
11 KARLI, P, 1995. – Le cerveau et la liberté, Paris, Odile Jacob. p. 332
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Bibliographie
BAMBUCK, R., 2007. – « Intervention de Roger Bambuck, ex-recordman du monde du 100 M et de 4 x 100 m, ancien ministre de la Jeunesse et des sports, Inspecteur Général de l’Education nationale », in Esprit sportif et santé, priorité vitale, Paris, AFSVFP (Association française pour un sport sans violence et pour le fair-play), p. 97-99.
BORDENAVE, Y., 1999 – Le Monde, mardi 23 novembre.
CHESNAIS, J. C., 1981. – Histoire de la violence, Paris, p. 132.
FREUD, S, 1930. – Das Unbehagen in der Kultur (Malaise dans la civilisation) , Paris, P.U.F., 1971 (nouvelle édition).
GALLION, J., 2004. – « Violences et dérives dans le sport », in SILLAMY Norbert, Jeunes, ville, violence. Comprendre, prévenir, traiter. Paris, L’Harmattan, p. 121-131.
GIANFRANCESCO, A., 1997. – « Le long calvaire des enfants », Lettre de la santé mentale, Paris, Ligue française pour la Santé mentale, n°s 2,3,4,5.
HOBBES, T., 1642. – Elemente philosophica seu Politica, trad. fr. Traité du citoyen, 1649.
KANT, E., 1803. – Pedagogie, trad. frse. 1855 ; autre traduction par A Philonenko, Réflexions sur l’éducation, Paris, Vrin, 1966.
KARLI, P., 1995. – Le cerveau et la liberté, Paris, Odile Jacob.
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LESNES, C., 2009. – « Lettre des Etats-Unis », Le Monde, jeudi 10 septembre. Courriel : lesne@lemonde.fr
PLAUTE, T. – Asinaria, II, 4, 88.
SHERIF, M. 1936. – The psychology of social norms, New York, Harper and Bros.

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Cette conférence a été présentée par le Pr. Sillamy à l’université de Tlemcen lors du colloque International sur le sport de performance.
— A ce sujet je remercie le Pr. d’avoir mis à notre disposition cette conférence.
…. Gadiri Mohammed le 14 novembre 2009.

TLEMCEN: Conférences Débats et Expositions sur" l’Olivier en Méditerranée"

Université-Centre culturel français.
Tlemcen : Exposition  » l’Olivier en Méditerranée »

Le centre culturel français en partenariat avec le département d’agronomie faculté des sciences organise une exposition  » l’olivier en Médtierrannée »du 7 au 25 novembre 2009 à l’auditorium de l’université de Tlemcen pôle la rocade.

Cette éxposition est réalisée par le centre sciences,Ccsti de la région centre avec le soutien du ministère des Affaires étrangères et européennes avec le concours scientifique des organismes de recherche français Ciheam-Iamm, Cirad, Cnrs, Dgccrf Marseille, Inra Avignon et Montpellier, Ird.

Pour tous ceux qui parcourent les terres ensoleillées des bords de la Méditerranée , l’olivier évoque toute une symbolique : arbre de paix, arbre éternel et mythologique riche d’histoire. Au cours de ces dernières années, l’intérêt des consommateurs pour le régime méditerranéen et la forte médiatisation des bienfaits de l’huile d’olive sur la santé ont créé une augmentation de la production production d’olives de tables et d’huile d’olive.

L’olivier commence à être mieux connu des archéologues, historiens et agronomes. Ces derniers étudient particulièrement les aspects innovants et technologiques de production et de consommation : exploitation, amélioration génétique, lutte biologique, modes de consommation et deconservation, et s’intéressent aux différentes utilisations existantes.

Cette exposition interactive présente, au travers de ses panneaux et manipulations, les origines de cet arbre, mais également l’amélioration des modes de production associée à la notion de paysage et de développement durable. Enfin, elle permet grâce à quelques objets de découvrir le patrimoine lié à cet arbre mythique.

En plus de cette exposition une journée spéciale sur l’olivier en méditerranée par une conférence débat sera animée le 8 novembre par Michel Chauvet agronome et ethnobotaniste sur « histoire naturelle de l’olivier » et Yvette Lazzeri enseignant-chercheur au centre d’études et de recherches internationales et communautaires (Ceric), faculté de droit et de science politique, université Paul Cézanne Aix Marseille III sur « Les défis de la mondialisation pour l’oléiculture Méditerranéenne ».

gadiri mohammed.

CONFERENCIERS/
Michel CHAUVET Michel Chauvet est agronome et ethnobotaniste.
Il a longtemps travaillé au Bureau français des ressources
génétiques, et il a participé aux négociations de la Convention sur
la diversité biologique et du Traité international des ressources phytogénétiques.
Il s’est spécialisé dans l’histoire des plantes cultivées et de leurs
usages, et est chargé de la culture scientifique à Agropolis International (Montpellier).

HISTOIRE NATURELLE DE L’OLIVIER:
L’histoire biologique et sociale de l’olivier est pleine de paradoxes. C’est un arbre sacré pour les trois grandes religions méditerranéennes, car son huile servait à
l’éclairage et aux parfums. Cette huile est devenue ensuite une
matière première pour fabriquer le savon et traiter la laine. Jadis
les gens du Nord méprisaient l’huile d’olive pour son goût fort.
Aujourd’hui on en déguste les différents crus.
Du point de vue botanique, l’olivier étonne aussi, car il a des cousins
tropicaux, en Afrique et en Asie, qui sont de grands arbres.
Il fait partie des premiers arbres domestiqués, et on le trouve très
tôt tant à l’est qu’à l’ouest de la Méditerranée. Mais curieusement,
il n’a pas attiré l’attention des pomologues au XIXe siècle, et ses variétés sont décrites depuis peu. En tout cas, comme dirait Lévi-Strauss, les produits de l’olivier sont non seulement bons à manger, mais aussi bons à penser.

Yvette LAZZERI
est enseignant-chercheur au Centre d’Etudes et de Recherches Inter- l’oléiculture méditerranéenne nationales et Communautaires (CERIC), Faculté de Droit et de Science Politique, Université Paul Cézanne Aix Marseille III. Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages : – Le développement durable dans l’espace méditerranéen, singulier et pluriel. Ouvrage collectif, co-auteur E. MOUSTIER. Editions L’Harmattan, à paraître décembre 2009 – Développement durable, entreprises et territoires. Ouvrage collectif. Editions l’Harmattan, 2009 – Le Développement durable : du concept à la mesure, coauteur E. MOUSTIER. Editions L’Harmattan, 2008 – L’Olivier en méditerranée : du symbole à l’économie, co-auteur G. BENHAYOUN. Editions L’Harmattan, Juin 2007 – Les indicateurs territoriaux de développement durable – Questionnements et expériences, Ouvrage collectif. Editions L’Harmattan, 2006

LES DEFIS DE LA MONDIALISATION POUR L’OLEICULTURE/
l’oléiculture méditerranéenne : L’huile d’olive a façonné, au fil des millénaires, les paysages, l’histoire, la culture et la gastronomie du bassin méditerranéen qui est encore aujourd’hui le premier producteur
et le premier consommateur mondial. Cependant, l’huile d’olive
méditerranéenne est aujourd’hui confrontée à un double défi : une faible compétitivité-prix et une notoriété limitée. L’émergence de nouveaux pays producteurs et consommateurs non méditerranéens interroge alors sur le positionnement de l’oléiculture méditerranéenne.
L’amélioration de la qualité, à tous les stades de la filière, la recherche d’une appellation d’origine contrôlée, une intégration
régionale autour d’une filière oléicole durable, constituent quelques voies de progrès, dans un marché mondial en plein développement.
Quatre points seront abordés : – Analyse du marché mondial de l’huile d’olive – Emergence de nouveaux pays producteurs et consommateurs – La filière oléicole de l’Union européenne – Les conditions pour relever les
défis de la mondialisation.
gadiri source centre culturel français.