SEBDOU: Evocation Chab Djalal un ‘Artiste accompli’.

TlEMCEN
Evocation. Cheb Djalal : Un artiste accompli
Cheb Djalal de son vrai nom Basri Djilali est né le 16 mars 1961 à Sebdou. Il est décédé le 29 décembre 2001 à Marseille suite à un arrêt cardiaque.
Ce défunt a laissé un riche itinéraire qui l’a fait propulser parmi les meilleurs artistes de la chanson marocaine. Ces tubes rai sont d’un genre particulier. Ce cheb très connu, avait un public connaisseur. Il avait un don et a travaillé avec des musiciens de renommée à la maison de production Rachid et Fethi Tlemcen qui l’ont toujours aidé. Cheb djalel était doué depuis son enfance et a participé aux différentes activités culturelles au sein des établissements scolaires Il a étudié à l’école Ibn badis, puis au collège d’enseignement moyen Dib Mohamed. Après son admission au cycle du secondaire, il a opté pour une formation de technicien manipulateur radio à l’école paramédicale de Tlemcen
Puis, il a exercé à l’hôpital de Sebdou durant huit années.
Pour son parcours, djalal a débuté dés son jeune âge sous la conduite de son frère Didene, puis a formé son propre groupe dans le style de Nas et Ghiwane et de Jil el jilala avec Mimed, Boukarabila, Djilali, Mustapha Hamdi. En participant à un concours de wilaya, il a remporté le premier prix. Puis, il s’est orienté vers le genre raî . Sa première cassette a été enregistrée avec « trig sebdou ou elberd elhal ». Avec cette première expérience, c’est encore son frère Diden qui lui propose le choix de se tourner vers le style marocain et moderne jusqu’au jour ou il diffuse la cassette « Yalabass » qui a eu un succès inattendu. Il a travaillé ensuite avec le groupe de Noujoum Essaf en tant que musicien, Yahia était à la batterie, Boucif au bendir, Rachid au clavier, Youssef à la derbouka et Abdou à la basse.
Lorsqu’il s’est rendu en France en 1986 , il a exercé avec un groupe étranger. IL était invité chaque fois lors des fêtes et même en dehors du territoire national :à Grenade en Espagne, au palais royal marocain en 1987.
siguar[1]

Cheb Djalal a à son actif trente cinq cassettes qui sont disponibles sur le marché.
Cet artiste grâce à son travail, à son style, au soutien permanent de la production Rachid et Fethi, de sa famille qui l’ont soutenu durant tout son parcours artistique est arrivé au stade d’un artiste accompli. Ses amis ont proposé la création d’une fondation, mais n’a jamais était concrétisé. Il a laissé un vide comme d’autres artistes qui sont partis dans l’anonymat.
:DD:DD Mohamed Gadiri. 20.07.2005

Publicités

TLEMCEN : Le grand théologien " Cheikh Essanoussi "

C u l t u r e.
Tlemcen: Cheikh Essanoussi un grand théologien.
Le Cheikh Mohamed Ben Youcef Ben Omar Ben Choaib Essanoussi est un savant maghrébin originaire de Béni Snous Tlemcen. IL est né en 830 de l’hégire ( 1426) et mort à l’âge de soixante trois ans par un dimanche à Tlemcen le 18 de Djoumada tani de l’année 895 de l’hégire ( le 9 mai 1490 ) en « exaltant une odeur de musc qui embauma tous les assistants ». Il vécut à la fin des « Banou Ziyyan » et possédait surtout un savoir qui couvrait l’ensemble de ses connaissances.
Auteur d’une quarantaine d’ouvrages sur la théologie, l’astronomie, le fiqh, la philosophie et les mathématiques.Il s’est distingué surtout par ses traités de théologie le grand, le moyen et Essoughra ainsi que par son livre les prolégomènes théologiques. La « Soughra » est appelée « Oum El Barahin » la mère des preuves. Ces ouvrages commentés par lui même ainsi que par plusieurs auteurs connaissant depuis des siècles un grand succès. Certains d’entre eux ont été traduit en français et en Allemand. Dans un poème en son honneur, le Cheikh Abou Abdellah Mohamed Ben Mansour El Mastghanmi écrivit sur celui qui étudia aussi la poésie « il fut un astre brillant dont les livres valent bien plus que la poudre d’or fin ».
Ecrit à l’âge de dix neuf ans, son commentaire sur la « Hayfiya » fut salué comme un évènement par son éminent Cheikh Ben Makhlouf El Mzeli Er Rachid dit Aberkane qui lui témoigna, tout au long de ses études, sollicitude et attention.
Essanoussi, qui avait une sainte horreur du paraître, de l’ostentation et de l’hypocrisie, fuyait les gens du pouvoir de la haute société. Un jour qu’il se trouvait dans le désert, évitant de croiser des officiers du Sultant richement habillé, il changea de piste. Tombant malheureusement de nouveau sur eux, il se couvrit le visage, raconta El Mellali, et se tournant contre un mur,il resta dans cette posture jusqu’à ce que les cavaliers, furent passés sans l’avoir vu.
Une autre fois, il refusa qu’un vizir vienne assister à ses séances d’interprétations des chapitres du Coran. Il s’absentait aussi de chez lui pour ne pas être convié aux festins donnés par les riches, refusant leurs cadeaux et choisissant la solitude.
Pour marquer son cinq cent troisième anniversaire, le quatrième colloque sur la vie et l’oeuvre de ce savant fut organisé à Béni Snous les 8 et 9 mai 1993. Et aussi une journée d’étude animée par des chercheurs fut tenue au foyer culturel de El Fahs Khémis le mois écoulé pour son 514ème anniversaire de sa mort.
Mohamed Gadiri 9. 6.2003

TLEMCEN : On raconte sur " Ennayer "

La lettre de Tlemcen : on raconte d’ennayer
Certaines croyances sont rapportées dans la wilaya comme par exemple à Tlemcen : « on n’éconduit jamais un mendiant le jour d’ennayer » On raconte qu’un jour ennayer vint en personne, sous les traits d’une vieille femme, demander l’aumône à une porte. La maîtresse de maison était occupée à ce moment à faire des crêpes. Elle sortit tenant à la main une broche qui lui servait à retirer les crêpes en menaçant la mendiante. Ennayer s’enfuit, mais comme il avait emporté avec lui toute la prospérité, pendant l’année entière, la faim se fit sentir dans cette maison.
Et la malheureuse femme vint conter l’histoire à ses amies. Mais, c’était sûrement ennayer, dirent elles, quand il reviendra traite le généreusement ! la vieille revint l’année suivante, elle fût bien reçue et le bien être rentra à la maison.
A béni snous on dit « laisse tes olives jusqu’à ennayer, elles te donneront une compensation en qualité pour la perte subie en quantité »
D’autres coutumes sont racontées.
Mohamed Gadiri 08.01.2006

TLEMCEN: La fête de Ayrad chez les Béni Snous.

Yennayer culture
Tlemcen: la fête de « Ayrad » chez les Béni Snous:

Tlemcen : Les populations de la commune de Béni Snous [Ath Snous] organisent le 12 janvier de chaque nouvel an la fête traditionnelle dite d’Ayrad, (lion en Tamazight). Elle coïncide avec Yennayer, nouvelle année du calendrier berbère, ou toutes les familles Snoussi préparent le berkoukès, les beignets, les crêpes et autres. Le spectacle se fait dés la tombée de la nuit.
Les participants passent ensemble d’une maison à une autre à Khémis. Les comédiens sont au nombre de neuf et même un peu plus avec un guide et tous déguisés avec des masques ( les cornes, les peaux d’agneaux…) Le grand Ayrad quant à lui est tiré à l’aide d’une chaîne par une personne afin de ne pas échapper.
Par contre, le guide est muni d’un drapeau à la main entouré des autres et frappent aux portes des maisons. Dans le cas ou le propriétaire de la maison n’ouvre pas, les spectateurs disent à haute voix « chebriya mherssa moulat eddar emtalka », c’est à dire que la jarre est brisée et que la maîtresse de la maison sera divorcée et déposent un « kerkor » ; un amas de pierre devant l’entrée de cette maison.
Lorsque la porte est laissée entrouverte, c’est la lionne ( l’biyya ) qui entre la première accompagnée des spectateurs et aidés par le son du tambourin, le bendir et la ghaita et à haute voix disent « ayellih oulalala amoulay ejjerwan oujerwaken, chebrelek erreblek » ainsi que d’autres expressions « Hallou bibankoum rahna jinalkoum » c’est à dire ouvrez vos portes, nous sommes venus . Et c’est ainsi qu’après avoir effectué quelques tours à la maison la lionne tombe à terre et fait le mort à chaque séance. Puis le grand Ayrad ( le lion), entre avec fureur et observe la lionne en train de mourir. Après quelques minutes de jeu et au réveil de la lionne, le maître de la maison remet au guide de l’argent de la ziyara et surtout des fruits mélangés, des gâteux, du pain,des grenades, des figues sèches etc .Et c’est au tour du m’kaddem de réciter la fatiha à haute voix tout en souhaitant les bienfaits pour la société, une nouvelle année abondante en richesses et avec tous les biens en priant Dieu de nous apporter sa miséricorde, clémence et se dirigent vers une autre maison et ainsi de suite jusqu’à l’aube et ce durant trois jours.
Tous ces dons reçus sont partagés et remis aux nécessiteux du village et les démunis. Cette fête ancestrale n’est plus comme auparavant à cause des changements survenus dans le développement et les mentalités. Mais, elle n’est pas oubliée puisque les vieux se rappellent encore des excellents moments de joie passés.
Pour cet évènement marquant la vie culturelle de cette cité, des hypothèses sont avancées dont la plus connue pour le moment est « l’évènement en 950 avant j.c. qu’elle associe à un fait historique qui s’est déroulé il y a de cela 2956 ans dans la localité de Khémis (wilaya de Tlemcen). C’est là en effet, que le roi Amazigh Chachnak infligea une cuisante défaite aux armées du pharaon Ramsés III attiré par la conquête de nouveaux territoires réputés par leurs richesses essentiellement agricoles ».
Dans ce contexte, des études et recherches anthropologiques ont été menées et d’autres sont en cours en vue de nous éclairer et de donner un « plus » sur ce frappant évènement qui n’a pas encore dévoiler ses secrets de cette contrée à patrimoine culturel diversifié et lointain.
Par ailleurs et selon ce qui a été colporté par les uns et les autres « il y a de cela quelques années, deux ayrad étaient organisées celui de Ouled Farès [Ath Farès] et d’Ouled Méziane [Ath Méziane] dont aucun n’était autorisé de dépasser les limites de son quartier. Après que la tournée fut terminée, les deux groupes se rencontrèrent au derb Hammou, le petit tunnel situé à côté de la grande mosquée, qui sépare le village de Khémis ou eut lieu une violente dispute. Après cet affrontement, le succès est revenu à Ayrad Amokrane celui de Ouled Farès( un site supérieur très ancien du village séparé par une artère principale coupant le village en deux ) sur Ayrad Amechtouh celui des Ouled Méziane.
Un vieux dira « Cet évènement me fait rappeler les meilleurs moments de ma vie. Il était pour nous un lieu de communication après une longue absence du village et ceux qui viennent d’autres contrées lointaines. On sentait la fraîcheur de la baraka qui venait. ». Un film a été produit en ce sens sur le site de Khémis par le réalisateur Noureddine El Hachemi et son équipe et a été diffusé l’écran de la télévision nationale.
Pour la mise en valeur de ce patrimoine culturel millénaire, l’association culturelle Eddakira Essanoussia a été crée. Elle a célébrée Yennayer 2950 ( 12 janvier 2001 ) à travers une caravane culturelle sur invitation du haut commissariat à l’amazighité par la présentation sur scène du carnaval au théâtre national algérien, à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou et au théâtre régional de Bgayet. Ce fut une première et en même temps un succès.
L’origine de ce carnaval réside dans son authenticité, il est spontané et tiré du fin fond de nos us et coutumes et les croyances les plus lointaines. iL est le patrimoine de tous. Il est aussi l’apogée d’une identité millénaire dont les populations s’attachent et s’identifient. Il était célébré avec faste pour marquer le nouvel an amazigh et s’inscrit en plus dans l’esprit de la solidarité communautaire et de l’attachement au sacré.
12 janvier 2006
Mohamed GADIRI.

:??:

TLEMCEN : Le prix " paix, culture et développement" des Journalistes

😳
Le prix « paix, culture et développement » organisé par l’association Mourad Bloud des journalistes et correspondants de presse de la wilaya de Tlemcen sera attribué le 16 avril prochain à la maison de la culture Abdelkader Alloula, dâte de la journée du Savoir, youm el Ilm.
Pour ce prix de l’année 2005, il est prévu six micro-ordinateurs ( 3 pour les articles écrits en langue nationale et les 3 autres pour les articles en langue française ). 24 candidats ont déposés leurs articles à l’association et ont été soumis au comité de lecture pour l’évaluation des meilleurs écrits. Le jury est composé des enseignants de l’université. D’autres cadeaux seront décernés à tous les autres participants pour les encourager dans leur travail quotidien de la Presse.
Cette initiative de cette association qui est à encourager dans cette mission est placée sous le signe de la réconciliation nationale.
Les sponsors sont le groupe industriel Dennouni, New Ben Gym, Métanof, soremep…
D’autres sponsors qui sont intéressés par ce prix doivent s’adresser à l’association.
Mohamed Gadiri. 28 Mars 2006.

Sebdou : Une malade de Lobstein cherche une prise en charge

:wave: .
L’enfant Bouterfas Mounia âgée de treize ans, demeurant à Sebdou, est porteuse depuis sa naissance de la maladie dite de Lobstein de forme grave, une maladie génétique “ les os en verre “.
En effet, depuis la période néonatale, elle a présentée des fractures pathologiques au moindre traumatisme. Elle a été consultée par des médecins spécialistes pour cette maladie très rare. Cette fille a été hospitalisée a plusieurs reprises pour des fractures des fémurs et de multiples fractures de siège variable ont été traitées en ambulatoire. Elle a été traitée aussi pour treize fractures, par la fragilité de ses os pour un faux geste.
En plus, elle présente actuellement des déformations au niveau des membres inférieurs rendant la marche difficile. En outre de ses déformations, s’est rajoutée une déformation thoracique (thorax en entonnoir) pour lequel un traitement orthopédique a été tentée pendant un an (corset) sans résultat selon un compte rendu. Il est aussi précisé qu’il est impératif de proposer un traitement plus agressif (de fixation chirurgicale) avant l’aggravation des déformations qui vont lui entraîner des problèmes respiratoires.
La petite Mounia malgré son handicap et sa chaise roulante qu’elle ne le quitte jamais poursuit ses études scolaires au collège d’enseignement moyen Dib Mohamed et a été félicité pour ses résultats.
Avec sa maladie, elle est tout le temps angoissée, malgré toute l’affection apportée par ses parents.
En effet, pour soulager ses souffrances quotidiennes, une prise en charge de la petite Mounia est indispensable pour lui rendre son sourire.
Un dossier médical a été déjà déposé auprès des services concernés chargés de la prise en charge, sans résultat positif à ce jour.
Mohamed Gadiri. 14.07.2005

SEBDOU / LES EMPREINTES DE L’EMIR ABDELKADER

La ville de Sebdou, chef lieu d’une très vaste daira, était connue avant l’occupation coloniale sous le nom de Tafraoua. Ce centre fut établi par l’implantation d’une base militaire française lors des premiers mois qui suivirent l’occupation de Tlemcen en 1836.DE 1837 à 1842, l’Emir Abdelkader y installa à son tour, un campement militaire fortifié à l’emplacement même de l’actuelle caserne qui avait été complètement réaménagée par les Français, après qu’ils en eurent pris possession. Autour de ce camp, et comme il était de coutume, vinrent s’installer tout d’abord, les familles des djounoud de l’armée de l’Emir. Certaines de ces familles originaires de Mascara, ont eu des descendants qui sont restés à Sebdou jusqu’à nos jours. Il y eut également d’autres familles marocaines et berbères qui avaient constitué les premiers habitants de la ville. D’autres familles sont venues par la suite de la kabylie et d’ailleurs.
D’aucune prétendent que c’est à Sebdou, dans un lieu bien connu, que fut signé le fameux traité de la Tafna entre l’Emir Abdelkader et le général Cavaignac, qui devait mettre fin à la guerre. Mais les combats se poursuivront encore pendant une dizaine d’années après cet accord devant mettre fin aux hostilités. Quoi qu’il en soit, le centre de Sebdou a très certainement connu, à plusieurs reprises, la présence des deux, hommes de guerre puisqu’un gros chêne, millénaire, dont seul l’emplacement existe encore – l’arbre historique a été brûlé en 1950 – était connu sous le nom de “ chêne Cavaignac”. L’Emir Abdelkader a laissé tout particulièrement les traces de son passage dans la région. Puisque la distribution des eaux de Ain Tagga se fait encore de nos jours, suivant le système mis en place; et officialisé par un acte signé de la main de l’Emir Abdelkader en personne. En 1844, le général Lamoricière installa un poste à Sebdou pour tenir en respect le sultan marocain Abderrahmane, alors allié de l’Emir. Ce poste entouré d’un mur d’enceinte, qui n’a été achevé qu’en 1848, comprenant 4 faces de 77 mètres de long, flanquées de 4 bastions. En même temps, s’élevaient à l’intérieur de ces constructions, un hôpital militaire et deux bâtiments servant de logement. En 1850, on ajoute au fort un camp retranché destiné à l’origine, presque exclusivement aux besoins de la population militaire.
Plus tard; vers 1866,lorsqu’il fut question de faire de Sebdou un centre de colonisation, l’hôpital commençait à recevoir des malades civils.
En 1866, la ville de Sebdou s’agrandit et eut un poste télégraphique la reliant à Tlemcen. En 1871, un camp de baraques est substitué aux anciens camps qui servaient au séjour des nombreuses colonnes françaises qui sillonnaient le pays. Le centre colonial de Sebdou a été définitivement crée en 1872. Il se développa suivant un plan de lotissement comprenant onze parcelles de terrains réparties de part et d’autre de la route nationale, le long de l’oued Sebdou. Le centre comprenait à l’origine, 15 concessions pour une superficie de 700 hectares. En 1848, 8 concessions pour 1200 hectares sont accordés à de nouveaux colons.
C’est vers 1875 que le village a commencé à prendre de l’extension avec la construction d’un camp de baraques qui existe encore de nos jours ainsi que la redoute française, développement qui a amené quelques ouvriers à s’y établir. En 1879, s’élèvent une église et un presbytère pour satisfaire les colons qui sont déjà en nombre assez élevé. Il y eut également la construction d’une gendarmerie et d’une école. Le marché devint alors assez important et le centre est érigé en commune mixte. La création d’un tribunal est intervenue en 1883. Mohamed Gadiri

Tlemcen: Les sites naturels des Béni Snous

😳

La commune de Béni Snous dispose des richesses naturelles et touristiques. C’est une région typique de la wilaya , très caractéristique par son climat et sa situation géographique aux confins des limites des montagnes les plus élevées de la région.
Ces potentialités appréciées du point de vue touristique sont constituées par des possibilités naturelles insoupçonnées marquées par la présence de sites merveilleux ou sont abrité comme dans un écrin des villages typiques qui s’égrènent en chapelet tout le long du cours de l’Oued Khémis. Ces paramètres sont très peu fructifié malgré l’attrait que constitue cette commune . En attendant de développer ce secteur bénéfique, Béni Snous reste avec une économie maigre principalement agricole. L’absence d’un tissu industriel et de services bloque les énergies existantes, car le chômage est le point noir qui y sévit.
Parmi les aspects touristiques, on remarque que l’artisanat traditionnel est toujours vivace dans certains foyers, mais en voie d’extinction.
IL y a lieu de faire remarquer la place qu’occupe la région au plan culturel de par ce qu’elle conserve comme sites urbains traditionnels témoins d’un passé historique
Les villages sont d’une originalité lointaine soit à Béni Snous, Azails ou à Béni Bahdel. Et par leur caractère, ils sont considérés comme des spécimens rares de l’architecture rustique.
Les mosquées de Tafessera et Khémis ont bénéficié ces dernières années des subventions pour leur restauration. La mosquée de Tafessera est cependant le monument le plus intéressant. Le mihrab de cet édifice traditionnel est enrichi d’une rare sculpture de motifs, par contre le minaret et à quelques éléments prés, une copie d’un profil réduit de celle des mosquées du moyen âge arabe connu à travers la wilaya.
Certes, historiquement, cette contrée est connue comme étant un foyer religieux important. Le célèbre savant Cheikh Mohammed Essanoussi ( 1426-1490 ) y est d’ailleurs né. Mort à Tlemcen ou il a étudié, ce cèlèbre savant maghrébin auteur de traités en théologie, médecine et astronomie et fondateur d’une école philosophique a eu de nombreux disciples. Mohamed GADIRI.

BENI SNOUS : Le Barrage de Béni Bahdel

:roll:La commune de Béni bahdel de plus de 6.000 habitants est situé à 40 kms au sud ouest du chef lieu de wilaya. Sa superficie est de 6016 hectares dont 1133 ha de surface agricole utile avec 19 % menée en irrigué. 80 % de son territoire est à caractère montagneux rocheux. C’est ce caractère qui est à l’origine de son enclavement Elle est considérée parmi les communes la moins étendue. L’arboriculture fruitière occupe une place importante avec une prédominante apparente à l’oliveraie et ses jardins maraichers . Ses principales agglomérations sont Béni Bahdel, Tassa, Ain boudaoud, Keddara, ouled Belahcène, Ouled Djelloul, Zebair, Sidi Amar, el moustaqbel etc.
Cette commune n’est pas connue puisque ne dispose pas d’activités importantes ni infrastructures, mais que par le bassin versant du Barrage qui a une superficie de 1016 km2 et son altitude moyenne qui est de 1165m. C’est dans ce cadre et avec l’aide de documents, il a été jugé utile de donner un aperçu historique de l’entreprise de l’année 1934 à 1952.
Tout le matériel et tous les matériaux : machines, ciment, fer, etc arrivaient par la gare de Sidi Médjahed. Un long téléphérique, qui marchait continuellement, les amenait au béni bahdel et les déchargeait juste à l’endroit du travail en cours. En 1935, complètement isolé par la neige pendant 15 jours, le chantier n’a vécu que par le téléphérique qui lui apportait même la farine. Un autre téléphérique de 2 km seulement, roulait les pierres d’une carrière.
Commencé en 1934, le barrage semblait fini en 1937/1938 ; les voûtes et les contreforts atteignaient la hauteur prévue de 47 m. : c’était le projet primitif, qui réservait l’eau à l’irrigation de Maghnia , exclusivement.
C’est alors que la ville d’oran se décida de réclamer une adduction urbaine. Pour augmenter la retenue d’eau, une surélévation de 7 m devenait nécessaire. Comment relever le barrage en conservant les anciennes voûtes et surtout les anciens contreforts ?
On y parvint que par une élégante innovation technique : la précontrainte (on exerce une forte traction sur l’armature, avant la prise) le grand spécialiste du béton précontraint, M. Freyssinet, vint exprès de France. La surélévation entraîna la construction des butons, des butées, la pose des vérins, des câbles d’ancrage, des contreforts. De plus pour fermer les 2 cols, on avait prévu deux petites digues hautes de 8 m ; sous forme de barrages à poids ; elles n’étaient pas commencées. Nouveaux plans : des voûtes hautes de 15 m. et des becs de canards.
En 1939, le barrage seul existait, à peu près terminé, mais un barrage surélevé à 54 m. Heureusement ! c’était l’essentiel. Il ne coûtait que 300 millions.
Les travaux ne reprirent vraiment qu’en 1946. En 1948, le lac fut vidé pour de nouvelles injections de ciment .L’usine fut achevé en 1947, le tunnel et le grand bassin de compensation de Bou hallou, au début de 1950, puis les autres bassins et la « canalisation « proprement dite, qui a coûté aussi cher que tout le reste ( plus de 4 milliards) Enfin un jour béni du mois de août 1952, l »eau douce et pure des béni bahdel coula dans les cuisines oranaises.
Le coût de l’adduction entière est difficile à évaluer et certainement très élevé : 8 milliards peut être 9 ou davantage. Mais son intérêt économique et social est considérable. De plus, c’est un sucés technique.
Chaque barrage offre des difficultés particulières qu’il faut vaincre avec quelque originalité. Ici c’est la surélévation, la précontrainte, les injections, le déversoir aux goulottes, le grand tunnel, les bassins de filtration, enfin la longue canalisation de 163 kms avec commande automatique par l’aval dans 8 brises charges. Il y’a toujours des surprises désagréables .Sans oublier les catastrophes dont les oueds sont capables…Ainsi le barrage de l4ex. Perrégaux, prévu pour supporter une lame déversante de 1m60 au maximum, voit arriver un mois plus tard,, une lame de 2 m. C’était, il est vrai vers 1880. Mais en novembre 1927, sa retenue d’eau monte, en 11heures, de +8m. à + 32 m atteint le déversoir et le déborde par une lame qui s’enfle jusqu’à 3m 85.
Le barrage de Béni Bahdel fêtera un jour son centenaire, prétend on en 2052 et davantage.
Le site est grandiose. Le lac a été empoissonné avec succès avec le barbeau et le black bass du canada ( perche d’eau chaude ).
Mohamed Gadiri. 03 AOUT 2005

Beni snous : artisanat traditionnel , huile d’olive et figuiers

La commune de Béni snous était réputée par son artisanat traditionnel notamment la production de nattes d’alfa de différents styles confectionnés par les femmes dans leurs maisons et était une ressource d’appoint avec l’agriculture..
Or, au cours de ces deux décennies, le recul de cette production a pris de la croissance pour des causes connues. La cherté du produit, sa commercialisation et surtout le développement et l’amélioration des conditions de vie vers d’autres créneaux porteurs et mieux rémunérés. Si l’ancienne génération a utilisé cette activité passionnante, mais contraignante, les jeunes filles actuellement ne sont pas intéressées, par son aspect pécunier dérisoire et n’a aucun avenir.
Par ailleurs, d’autres activités à l’exemple de la poterie en bois ou en terre qui faisait la fierté à la région ont complètement disparu. Il n’y a pas eu de relève.
Cette commune montagneuse est connue également par l’oued Khémis et ses sources. Ce dernier a perdu de son charme par les égouts qui déversent à l’oued.
L’arboriculture et le maraîchage ont leur place. Les oliveraies et figuiers dominent une grande partie de la surface agricole utile. Les vieux se rappellent encore des huileries qui marchaient avec de l’eau et qui ne restent d’elles que ruines. Seuls deux autres huileries sont opérationnelles, une à Béni Bahdel et EL bordj Azails.
A khemis, chef lieu de la commune, une petite escale vous fera découvrir l’architecture de la mosquée, ses petites ruelles, les anciennes bâtisses, le tunnel en bois, et en face vous dégusterez une tasse de café ou du thé au café du défunt Abdeselem qui utilise encore le bois, par contre les autres sont modernisées, café presse etc. Une tasse de café vous remontera le moral par son délice.
Béni snous, est aussi une commune touristique avec le bon attrait de ses villages disséminés tout au long de l’oued khémis, ses sites historiques, ses cascades, ses montagnes et forêts qui veillent à la quiétude.
Cette commune, surnommée celle des mille chahids a participé activement à la lutte de libération nationale.
La soumission de cette tribu guerrière fut assez difficile, selon une lettre datée du 25 septembre 1845, signée du général Cavaignac et adressée au commandant Billot qui commandait à Sebdou
« …de votre côté, redoublez de surveillance et de circonspection : méfiez vous des Béni Snous et enfin de tout ce qui vous entoure, car l » agitation pourrait s étendre chez vous ».
Les habitants gardent encore intact l’esprit de solidarité, de la communion et l’hospitalité. mohamed gadiri. 23.07.2005